Ahmed Gaid Salah, le Hirak et le piège du 11 décembre

04/11/2019 13:42

Élections présidentielles (Algérie) - La feuille de sortie de crise, soutenue par le général et chef d'État Major Ahmed Gaid Salah, est confrontée à un défi de taille. Une occasion de mobilisation, hautement symbolique, similaire au premier novembre. Le 11 décembre commémorant la manifestation historique de 1960. La veille du 12 décembre. Des appels se font entendre déjà sur les réseaux sociaux, pour faire de cette date une étape clé du Hirak.

L’élection présidentielle du 12 décembre prochain serait, selon le chef d'État Major Ahmed Gaid Salah, la seule issue à la crise que traverse l'Algérie. Une issue que refuse une grande partie du peuple algérien, dans les rues pour le neuvième mois consécutif. La démonstration de force à l'occasion du premier novembre, dans laquelle le refus de ces élections était l'un des points d'unanimité, laisse place à une autre date symbolique. L'historique manifestation du 11 décembre 1960 dont la commémoration coïncide avec la veille des élections présidentielles.

Avec cinq candidats, majoritairement de l'ancien régime de Abdelaziz Bouteflika, l'option des élections présidentielles du 12 décembre a perdu des soutiens qui rallient le camp adverse. Celui-ci appelle au changement radical du système.

Risque d’escalade à la veille des élections présidentielles

Si la situation politique en Algérie n'a jamais été aussi critique, l'approche des élections présidentielles n'apaise pas les esprits. Avec plusieurs activistes en prison, le mouvement contestataire en Algérie voit en ce scrutin une continuité du régime. Voir un cinquième mandat sans Abdelaziz Bouteflika.

La mobilisation du premier novembre écoulé, tant à l'intérieur du pays qu'à l'étranger, notamment à Paris, rime avec une volonté populaire du changement du système, qui ne s’essouffle pas. Un changement radical, dont le pouvoir actuel, représenté par Ahmed Gaid Salah, ne voit pas l'utilité et met en avant la légitimité constitutionnelle. Une constitution que le Hirak veut changer avant d'élire un président.

Les observateurs sont unanimes, le 11 décembre prochain sera décisif pour l'avenir du pays. Un risque d'escalade serait également éminent si les deux camps tiennent à leurs positions infléchies.

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  • Tout ce qui a fonctionné dans le passé avec la France va indéniablement fonctionné avec cette junte militaire Algérienne qui est la fille de la mère la France! Alors le 11 décembre 2019 sera aussi décisive que celle de 1960. Désormais, le peuple Algérien est déterminé plus que jamais et il fera tout ce qu'il pourrait pour qu'il soit ainsi. Le général jusqu'au bout va vite déchanter devant le jusqu'au bout du peuple Algérien. Ce régime militaire est entrain de tomber et sa chute est programmé pour très bientôt!

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  • Gaid Salah mise sa survie sur les élections du 12 décembre. Si ces élections échouent, ce pourrais bien être la fin du système et de Gaid Salah.

    Espérons que nous ne tomberons pas dans le piège des islamistes à l'affût de toutes les opportunités pour récupérer le pouvoir.

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  • Ils font tout pour éviter la prison,.... je parle de ces officiers de pacotille, l'adjudant et ses acolytes. Ils n'échapperont pas au châtiment du peuple. D'ailleurs leurs serviteurs, les magistrats corrompus, les candidats à la présidentielle du 12 Décembre,....eux non plus n'échapperont pas au châtiment du peuple.
    Ils sont ou, les Belkecir, Saadani, bouchouareb, Tliba, khellil ....?
    Moi je pense que ceux qui se sont mis à l'abri à l'étranger, servent les intérêts de ceux qui sont prêts à les rejoindre. Ils attendent juste de savoir comment faire en testant sur eux le "mandat d'arrêt international".
    Si malgré tout, les saadani, bouchouareb, khellil ne sont pas inquiétés, nos pieds nickelés les imiteront.

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