L’Algérie est à l’avant-garde de la lutte contre la corruption, selon Tayeb Louh

Photo du ministre algérien de la Justice
Le ministre de la Justice Tayeb Louh.

Le ministre de la Justice Tayeb Louh a affirmé, mardi 5 février, devant l’Assemblée populaire nationale, que l’Algérie ne se soumet qu’à l’évaluation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) concernant la lutte contre la corruption. Le ministre accuse les organisations non gouvernementales (ONG) d’ignorer les réalisations positives de l’Algérie dans ce domaine.

Présentant le projet de loi relatif à la prévention et à la lutte contre la corruption devant les députés, Tayeb Louh a indiqué que l’Algérie est tenue d’appliquer la Convention des Nations Unies contre la corruption, étant parmi les premiers pays à l’avoir ratifiée en 2004. « Nous ne nous soucions guère de ce qu’on rapporte par-ci et par-là quant au classement de l’Algérie dans les rapports de certaines ONG. Nous nous intéressons uniquement à l’évaluation de l’ONU », soutient le garde des Sceaux.

Tayeb Louh déclare faire confiance aux institutions créées pour la lutte contre la corruption. Il rappelle la nécessité de « la conjugaison des efforts des institutions officielles et des différentes composantes de la société civile pour une mobilisation globale visant à faire face à ce fléau, condition sine qua non pour toute croissance socioéconomique et pour la consécration de la démocratie ».

Rappelons que l’Algérie occupe la 105e place sur 180 pays dans l’édition 2018 de l’indice de perception de la corruption, établi par l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International. Ce rapport avait fait réagir l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), qui reproche au gouvernement « l’absence d’une politique de protection des dénonciateurs ».

L’association demande au législateur de se conformer à la « Convention des Nations Unies contre la corruption, notamment dans les dispositions ayant trait au processus effectif de déclaration du patrimoine des agents publics, à la transparence dans les marchés publics, à la protection des dénonciateurs de la corruption, à l’indépendance réelle de l’agence gouvernementale contre la corruption et à la coopération judiciaire internationale ».

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