Ahmed Oul
31/07/2019 12:40

Algérie : Nouveau coup dur pour le Panel national du dialogue

L’économiste Smail Lalmas, membre de la commission nationale de la médiation et du dialogue pour une sortie de la crise politique en Algérie, a annoncé, mardi 30 juillet sur sa page Facebook, sa démission officielle de ladite commission.

Smail Lalmas explique son retrait du Panel par « l’absence d’une réponse positive aux revendications populaires relatives aux mesures d’apaisement nécessaires pour la réussite du processus de dialogue et en raison des pressions que j’ai subies depuis l’annonce de la composition du comité ».

En effet, la démission de l’économiste algérien intervient quelques heures après les déclarations du chef de l’état-major de l’armée. En effet, le Général Gaïd Salah a exprimé son rejet des mesures d’accompagnement et d’apaisement proposées par le panel des personnalités choisies pour conduire le dialogue national et approuvées par le chef de l'État Abdelkader Bensalah.

Rejet des mesures d’accompagnement et d’apaisement

Le président intérimaire s’était engagé, devant les six personnalités choisies pour mener le dialogue national, à étudier les possibilités de libérer les détenus d’opinions, d’alléger le dispositif sécuritaire autour de la capitale les vendredis et de travailler pour faciliter l’expression dans les médias, notamment à travers des débats argumentés ouverts à toutes les tendances, sans exception.

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Le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaid Salah, a qualifié les propositions des membres du panel d'un « appel suspect et illogique ».

Pour rappel, l'expert en économie Smail Lalmas faisait partie d'un panel composé par six personnes, qui devaient mener une médiation entre les autorités et les forces de l’opposition politique et de la société civile pour une sortie de la crise que traverse l’Algérie. Le panel est composé de Karim Younes, qui devrait diriger la commission, de Fatiha Benabbou, constitutionnaliste, de Smail Lalmas, expert en économie, de Azzedine Benaissa, professeur à l’université de Tlemcen, de Lazhri Bouzid, président du Comité des droits politiques et civiques au Conseil des droits de l’Homme, et de Abdelwahab Bendjeloul, syndicaliste.

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