Algérie - France : Marine Le Pen souhaite arrêter l'octroi de visas aux Algériens (vidéo)

12/03/2019 12:15

La présidente du parti Rassemblement national (RN) et députée du Pas-de-Calais, Marine Le Pen, s'est exprimée ce mardi 12 mars sur la chaîne française BFMTV-RMC à propos de la situation en Algérie. Elle appelle le gouvernement français à suspendre l'octroi de visas aux Algériens pour prévenir un éventuel « afflux migratoire ».

Marine Le Pen estime qu'il « faut le faire. C'est une mesure raisonnable que de suspendre ces octrois » de visas pour les Algériens. Car pour elle, « une déstabilisation de l'Algérie pourrait entraîner demain un flux migratoire très considérable. Car […] il existe des accords entre l'Algérie et la France qui permettent des venues qui sont extrêmement allégées pour les Algériens », a expliqué la députée du Pas-de-Calais.

Marine Le Pen souligne également que « par le passé, l'Algérie a vécu des moments très difficiles de guerre civile, et tout cela peut entraîner des mouvements de population que nous ne serions pas en capacité de gérer ».

Pour rappel, le père de Marine Le Pen, ancien président du FN (désormais RN), Jean-Marie Le Pen, avait déjà émis cette idée sur son compte Twitter, le samedi 9 mars dernier.
Jean-Marie Le Pen avait déclaré que « Les événements en Algérie laissent prévoir une déferlante migratoire colossale. Il y a extrême urgence à suspendre toutes les législations qui permettent l’entrée sur le territoire français ».

« L'Algérie et la France ont la même soif de démocratie »

Par ailleurs, s'exprimant sur une comparaison entre les manifestations des Algériens et celles des gilets jaunes en France, Marine Le Pen pense que « ce sont deux sujets complètement différents ». Néanmoins, elle estime que la seule « comparaison qu'on peut faire entre l'Algérie et la France et beaucoup de pays dans le monde, c'est cette soif de démocratie. En réalité on s'aperçoit qu'en Algérie, il n'y a plus véritablement aujourd'hui de démocratie. Il n'y en a pas véritablement non plus en France ».

La finaliste de la présidentielle en 2017 a souhaité que le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a renoncé hier soir à un cinquième mandat, mais a reporté sine die la présidentielle du 18 avril, « dise maintenant quel est précisément son plan et son calendrier » électoral.

Lire également : Visas pour les algériens: les raisons de la baisse selon le consul général de France

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