Aylan Afir
11/11/2019 16:45

Algérie : 6 mois de prison pour avoir dénoncé des malversations

Algérie - La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH) a lancé un appel de détresse sur un syndicaliste qui s'est retrouvé licencié et condamné, après avoir dénoncé des malversations. Cet employé de la Direction de la santé de la wilaya de M'sila, Omar Sbaâ, est sans salaire depuis son licenciement en juin 2019.

Selon la LADDH, Omar Sbaâ est responsable de la section syndicale UGTA au sein de la direction de la santé de M'sila. Emporté par la ferveur du Hirak enclenché en février dernier, il a dénoncé des malversations constatées à la direction de la santé. Il a notamment dénoncé la pratique des emplois « fictifs » qu'il a fini par porter à la connaissance des hautes autorités du pays, par l'intermédiaire de la LADDH et son responsable local, Layachi Amroun qui a saisi pour cela le ministère de tutelle.

Omar Sbaâ ne s'attendait peut-être pas, mais dès qu'il a dénoncé les malversations et les dépassements dont il est question, sa vie s'est vite transformée en cauchemar. Son employeur ne trouvera rien d'autre à faire que de le licencier. D'ailleurs, il est sans revenu depuis le mois de juin dernier. Mieux encore, poursuivi pour diffamation, il sera condamné à 6 mois de prison avec sursis et 50 000 dinars d'amende.

Licencié et condamné, Omar Sbaâ saisit la LADDH

En attendant son procès en appel programmé pour le 17 novembre prochain, Omar Sbaâ a fait appel à la LADDH pour le défendre. Dans cette perspective, cette dernière a saisi le bureau régional des pays arabes de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il s'agit de les exhorter d'intervenir auprès des autorités algériennes pour « l’abandon immédiat des charges contre ce syndicaliste, l’arrêt du harcèlement contre lui et sa protection, afin qu’il soit capable d’assumer toutes ses activités syndicales légitimes ».

Abonnez vous à notre Newsletter

Restez informé(e)

La LADDH a également envoyé une correspondance au ministère de la santé pour lui demander d'intervenir. La Ligue des droits de l'Homme exige « la protection du syndicaliste Omar Sbaâ en sa qualité de dénonciateur de malversations, sa réintégration dans son poste de travail et l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire ».

Lire aussi : Deux hauts responsables de banque au cœur d'un scandale de corruption

Laisser un commentaire

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.. Lisez notre Politique de confidentialité.

En savoir plus