Pica Ouazi
16/03/2019 16:47

Algérie : Intox et rumeurs pour affaiblir le mouvement citoyen

Dans la contexte actuel, où l’information suscite un grand intérêt chez les citoyens, beaucoup de pages Facebook et de sites d’information cherchent le buzz, mais aussi à semer la zizanie ou à manipuler les masses pour pouvoir réaliser leurs objectifs politiques.

Le pouvoir en place, ayant le monopole sur les médias publics et le contrôle sur d’autres moyens d'information, profite du climat pour noyer le lecteur dans des rumeurs, pour le désorienter et affaiblir son engouement.

La santé du Président a eu la part du lion. Donné pour mort à plusieurs reprises, l'enterrement de Abdelaziz Bouteflika avait même été annoncé. La mort de Saïd Bouteflika, frère du Président, a elle aussi été dans les tendances sur les réseaux sociaux pendant plusieurs jours, se basant seulement sur certains témoignages plus que suspects.

Parmi les rumeurs les plus frappantes, on retrouve l’interdiction de sortie du territoire pour les responsables. Cette information avait été donnée et partagée sur les réseaux sociaux et les sites Web sans qu’elle ne soit vérifiée.

L'on parle aussi de la gratuité du gaz algérien pour les Français. Et là aussi, l’information ne semble destinée qu’à alimenter le sentiment antifrançais présent chez les Algériens. Aucun texte ni aucune preuve ne sont présentés pour donner de la crédibilité à cette information.

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Il faut dire que chaque jour apporte son lot de nouvelles erronées, sans fondement. La dernière en date est un mandat d’arrêt émis contre Ali Haddad ; une nouvelle diffusée le vendredi 15 mars durant les marches populaires, alors que les procureurs ne travaillent pas en ce jour.

Avides de changements, les Algériens, qui sont habitués aux canaux officieux, cherchent à s’informer par n’importe quel moyen. Ils évitent aussi les canaux officiels, qui ont perdu toute crédibilité chez le citoyen. Les gouvernants, pour leur part, sont habitués à distiller l’information au compte-goutte et à gérer les affaires dans l’opacité. Ils ont perdu la confiance de la rue. Souvent, ils envoient des ballons-sonde pour évaluer l’opinion publique, en passant par des tentatives de jeter l’amalgame sur la révolte populaire.

Lire aussi : Algérie - Comment Lakhdar Brahimi compte diviser le mouvement populaire

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