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Algérie : Des journalistes de l'ENTV sanctionnés pour leurs positions favorables au mouvement populaire

11/05/2019 17:50

La censure continue à sévir à l’ENTV et les journalistes qui sortent de la ligne de la chaine de télévision publique sont sanctionnés. Deux journalistes et une technicienne viennent d'être sanctionnés pour avoir affiché leur adhésion à la révolte populaire.

Abdelmadjid Benkaci, journaliste reporter à Canal Algérie, a écopé d’un avertissement en raison de son implication dans le collectif des professionnels de l’EPTV, pour un service public de qualité. Il a notamment été puni pour avoir fait une déclaration à la chaine de télévision BRTV.

Benkaci déclare dans un témoignage sur sa page Facebook : « un avertissement écrit est versé dans mon dossier en plus d’incidences financières sur mon salaire du mois en cours. Pour une seule raison, un seul tort : avoir défendu la liberté d’expression ». Il continue en s’indignant de cette mesure : « je suis sanctionné pour avoir répondu et participé à un débat sur les médias publics sur une chaine privée sans avoir demandé d’autorisation ?! Je suis sanctionné pour avoir défendu le service public dans une télévision publique ».

Abderrezak Siah est aussi sanctionné. Le présentateur des journaux télévisés de 17 h et de 20 h a été écarté des JT pour avoir critiqué la censure qui sévit au sein de la chaine publique.

La purge a aussi touché Imène Slimane, employée à la direction technique de l’Établissement public de télévision (EPTV), affectée à un autre service à cause de ses publications sur les réseaux sociaux en faveur de la liberté de la presse et de la révolte populaire.

L’émission politique « Question d’actu », animée sur Canal Algérie par Mohamed Nazim Aziri, et devant être diffusée lundi dernier, a été déprogrammée. L’émission aurait été censurée « parce qu’elle a révélé le caractère mensonger de la nécessité d’adhérer à la solution constitutionnelle ».

Pour rappel, l’entreprise a connu un semblant d’ouverture suite à la pression populaire et le climat de révolte qui s’est installé en son sein dès le début de la contestation. Les choses s’étant calmées, le média public a renoué avec ses anciennes pratiques, « en décalage avec sa mission de service public ».

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