Pica Ouazi
27/06/2019 18:19

Algérie : Mostefa Bouchachi dénonce un plan contre la Révolution

L’avocat et militant des droits de l’Homme Mostefa Bouchachi a averti le peuple sur un plan mis en place par le pouvoir afin de contrer la Révolution. L'ancien député s’est exprimé dans une interview donnée au journal El Khabar, où il a fait le tour de l’actualité politique du pays.

Maître Bouchachi a exprimé ses craintes sur le retour des anciens réflexes ainsi que de l’ancienne clientèle du pouvoir. Il signale que les appareils politiques dont s’est servi le système sont en train de reprendre l’initiative en donnant un semblant de changement. Il déclare dans ce sens :

« … craint qu’un plan contre la Révolution soit en marche dont les partis proches du pouvoir reprennent leur souffle et tentent de se repositionner après avoir changé de têtes. Sachant que toute transition démocratique demeure impossible avec les symboles du régime corrompu ».

Maître Bouchachi affirme que le pouvoir n’a aucune volonté de changement et qu’il demeure dans des manœuvres politiciennes pour contrecarrer la volonté de changement exprimée par le peuple. L’avocat constate que « la persistance dans l’état actuel des choses prouve l’absence de volonté de changer le système et d’aller vers un véritable processus démocratique ».

Abonnez vous à notre Newsletter

Restez informé(e)

Concernant les revendications populaires, que les autorités font semblant de satisfaire, Mostefa Bouchachi est catégorique. Il considère le départ du Premier ministre Noureddine Bedoui, ainsi que du chef de l’État Abdelkader Bensalah, comme les préalables au début de solution à la crise. L’avocat ne croit pas à des élections libres avec les deux hommes à la tête de l’État. Il affirme qu’à la fin du mandat de Bensalah le 9 juillet, il est nécessaire de le remplacer par une figure consensuelle, faute de quoi « l’attachement à la constitution n’aura aucun sens passé le 9 juillet ».

La justice algérienne est toujours aux ordres

Concernant les dernières mises sous mandat de dépôt de citoyens pour le port du drapeau amazigh, maître Bouchachi qualifie les militants emprisonnés de détenus politiques. Il remet en cause la justice qui n’est – selon lui – toujours pas indépendante. Il reproche aux juges d’avoir obéi à une institution qui n’est pas habilitée à se mêler du secteur judiciaire. Il souligne que puisque le cas des citoyens arrêtés ne figurant dans aucune loi du Code pénal, « cela montre que la justice a agi sur instruction prouvant ainsi qu’elle n’est pas indépendante ».

Lire aussi : Mustapha Bouchachi répond à Gaïd Salah et évoque le rôle de l’Armée

Laisser un commentaire

Voir les commentaires

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.. Lisez notre Politique de confidentialité.

En savoir plus