Etudiants algériens: voici les universités françaises qui n’augmenteront pas les frais d’inscription

Photo : passeport algérien et visa français
Photo : passeport algérien et visa français

Les universités françaises pourraient se servir d’un décret de 2013 pour décider d’appliquer ou de rejeter la hausse des frais d’inscription décidée par le gouvernement français en 2018 et concernant les étudiants étrangers.

L’annonce par le gouvernement français de la hausse des frais d’inscription des étudiants étranger non-européens a suscité, l’année passée, une réelle opposition dans le monde estudiantin et fait grincer des dents les étudiants algériens, dont le pouvoir d’achat est déjà fortement réduit.

En revanche, les universités de Clermont Auvergne, d’Aix-Marseille et de Lyon 2 semblent avoir trouvé un moyen de contourner cette mesure gouvernementale. Utilisant un décret datant de 2013, elles s’octroient le droit de rejeter les nouvelles mesures financières du gouvernement français. « Nos communautés estudiantines et enseignantes se sont fortement émues de cette hausse des frais d’inscription à l’université. Nous avons donc voté à l’unanimité des membres du Conseil d’administration un texte qui refuse [cette] augmentation pour l’année 2019 / 2020 », a communiqué l’université d’Aix-Marseille.

Rappelons que le gouvernement français avait décidé une forte hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers (non européens). Ces frais passent donc de 170 € à 2770 € pour la Licence et de 243 € à 3370 € pour le Master. Cette mesure ne s’applique pas aux étudiants déjà inscrits mais concerne l’année universitaire 2019 / 2020.

Ce mouvement de rejet – débuté par Aix-Marseille, Lyon 2 et Clermont Auvergne – pourrait bel et bien s’étendre à d’autres universités françaises. Cette manœuvre aiderait grandement les étudiants algériens, qui ont déjà bien du mal à se procurer les 7500 euros exigés par les consulats français.

Voir aussi : [Caricature] Immigration en France : Le plan B des étudiants algériens