France : Un ancien boxeur algérien battait son épouse et mordait son fils pour « l’éduquer »

Illustration : violence contre les femmes
Illustration : violence contre les femmes

Le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné, ce jeudi 7 mars, un Algérien à deux ans de prison assortis d’une interdiction définitive du territoire français et du retrait de son autorité parentale. Cet ancien boxeur a été accusé de violences conjugales et de harcèlement sur sa femme et son fils de 2 ans, selon le quotidien français Midi Libre.

Connu de la justice, l’homme avait déjà été condamné il y a une dizaine d’années pour les mêmes faits sur sa première femme.

La femme avait l’interdiction de sortir

La femme était victime depuis janvier 2014 de violences conjugales et de harcèlement.
« Il la frappait […], elle était victime d’enfermement et d’emprise psychologique. Elle voulait partir, mais avait peur qu’il lui prenne son enfant », déclare Élodie Rignaud, l’avocate de la partie civile.

En effet, la victime osait à peine ouvrir la porte de son appartement. Son mari, boxeur et sans-emploi, empochait des allocations familiales. Il lui avait refusé de sortir et de parler aux voisins.

L’ancien entraîneur de boxe en Algérie ne s’est pas arrêté là ; en effet, son l’enfant, âgé de 2 ans, portait des traces de morsure aux oreilles et aux mains, des morsures faites par son père qui « prétendait l’éduquer ».

La femme décide de s’enfuir

Vivant dans la pauvreté et dans une situation insupportable, la mère et épouse a fini par quitter leur domicile conjugal de Nîmes, il y a quelques mois. Elle a pris la fuite pour retrouver sa liberté et a décidé de saisir la justice pour déposer plainte contre son mari.

À la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, le prévenu a contesté les violences sur son épouse et sur son enfant. « On essaie de vous dresser le portrait de quelqu’un de terrifiant », proteste Maître Fadh Mihih, l’avocat du prévenu.

La représentante du parquet a requis une peine de 3 ans d’emprisonnement. Cependant, le tribunal a fini par condamner le mari et père de famille à deux ans de prison. Cette condamnation est assortie d’une interdiction définitive du territoire français et du retrait de son autorité parentale.

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