Etude: les algériens parmi les plus misogynes de la région MENA

En Algérie 36% seulement de la population pense que la femme pourrait accéder au poste de chef de gouvernement ou de président de la République
En Algérie 36% seulement de la population pense que la femme pourrait accéder au poste de chef de gouvernement ou de président de la République

Une étude publiée en octobre dernier par les professeurs Michael Robbins et Kathrin Thomas de l’université de Princeton, et intitulée ; “Les femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : un fossé entre droits et rôles”, a révélé que les femmes seraient toujours recalées des postes politiques dans les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA).

En Algérie 36% seulement de la population pense que la femme pourrait accéder au poste de chef de gouvernement ou de président de la République, alors que cette tendance est en hausse au Liban (77%), au Maroc (70%), en Jordanie (66%), en Tunisie (63%) et en Égypte (61%). Selon l’étude, l’opinion partagée par ces populations estime que « les hommes sont de meilleurs leaders politiques».

Les algériens parmi les plus misogynes de la région

En Algérie, Ils seraient quatre citoyens sur cinq, à penser qu’une femme est incapable de gouverner, soit 81% de la population. En Égypte 79% des citoyens estiment que “les hommes sont de meilleurs leaders politiques”, contre 74% en Jordanie 56% au Maroc, 55% en Tunisie et 52% au Liban.

Ces femmes politiques en poste :

A l’Assemblée Populaire Nationale (APN) et pour cette huitième législature, la chambre basse compte 120 sièges réservés aux femmes sur un total de 462 sièges (soit 25%).  Au Sénat, elles sont 7 femmes membres du conseil de la nation, après la démission de la Moudjahida Louisette Ighilahriz.

Quatre femmes seulement ont accédé au poste de Wali, et une douzaine de femmes ministres ont défilé au gouvernement depuis 2012.