Le Parlement Européen blâme l’Algérie (Rapport)

Droit de l'Homme, liberté d'expression et conditions de travail des journalistes

Siège du Parlement Européen
Siège du Parlement Européen

Le Parlement Européen a blâmé l’Algérie sur les conditions de travail des journalistes, en matière de respect des «libertés publiques». Le cadre de travail devient de plus en plus compliqué, suite à un arsenal judiciaire qui pousse les journalistes à l’autocensure, a relevé cette institution européenne.

En effet, Le parlement Européen vient de publier un document  de 11 pages intitulé “Algérie et Union européenne: défis avant les élections”, le Parlement y consacré  tout un chapitre pour parler de la situation de la liberté de la presse et d’expression, les manifestations publiques et les restrictions imposées aux associations et aux syndicats.

Rassemblements et manifestations toujours interdits :

Le chapitre de ce document intitulé: «Les libertés publiques sous surveillance», évoque les libertés de réunion, d’association et la liberté d’expression qui “sont toujours restreintes en Algérie”, lit-on dans ce document.

Le Parlement européen a indiqué que « la liberté de réunion est très contrôlée. Les manifestations sont interdites à Alger depuis 2001 », ces restrictions sont d’ailleurs valables « partout ailleurs dans le pays, où les forces de sécurité dispersent tous les rassemblements ». Une répression est souvent employée pour contenir un mouvement de contestation.

Liberté d’expression :

Dans ce rapport, cette même institution  européenne tire la sonnette d’alarme sur la situation que vit, au quotidien, la presse algérienne.  Selon le parlement européen « Les conditions de travail des journalistes sont rendues compliquées par un arsenal judiciaire qui les pousse à l’autocensure. Un certain nombre de médias sont par ailleurs interdits en Algérie ».

Abordant le rôle que devait jouer la société civile, le Parlement européen a indiqué que «le mouvement associatif et les syndicats ont également été touchés par les restrictions imposées par le gouvernement ».