Connaissez vous les sites internet bloqués par l’Algérie ?

L’Algérie fait partie des pays ayant censuré totalement ou partiellement l’accès à internet sous-prétexte de lutter contre la triche aux examens de fin d’année à l’image du baccalauréat, dans une mesure contestée par les algériens et dénoncés par les activistes des droits de l’homme qui craignent un usage plus assumé de cette censure contre les opposants politiques.

L’Algérie par contre ne figure pas parmi les grands pays en la matière de censure d’internet, comme la Corée du Nord, l’Iran ou la Chine, malgré qu’elle bloque certains sites internet dont les sites du mouvement prônant «l’indépendance de la Kabylie», le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), qui a confirmé le blocage de son site officiel et son agence Siwel  par Algérie Télécom, quelques jours auparavant.

Si les sites web du MAK sont les derniers en date  à être bloqués en Algérie, d’autres sites ont été également «censurés» dont les deux radios à savoir radio Kalima et radio des Sans voix, censurés respectivement en 2010 et en 2016.

L’Algérie est classée par l’organisation non-gouvernementale Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport annuel de la liberté de presse à la 134 éme place sur 180 pays, juste après le Maroc classé 133 ème mais bien loin de l’autre voisin la Tunisie classée 97ème.

Sur le site web de RSF-Algérie on peut lire «La liberté de la presse s’est fortement érodée dans le pays. Les sujets tabous – santé du chef de l’État, avoirs des dirigeants algériens, corruption… – restent nombreux et l’étranglement économique des titres indépendants se poursuit. » s’alarme RSF.