Algérie : Pourquoi les oligarques attendent encore leur jugement ?

20/10/2019 18:31

Après plusieurs mois de leurs incarcérations, les hommes d’affaires et responsables politiques qui croupissent à la prison d’El-Harrach ne sont pas encore jugés. Cette situation a poussé l’opinion publique à se poser des questions sur les retards pris dans les procès de ces oligarques.

Les juristes trouvent cette situation normale, vu que les dossiers des personnes emprisonnées s’entremêlent tous et que les enquêtes préliminaires sont toujours en cours. Ces derniers affirment que les juges peuvent renouveler le mandat de dépôt tous les quatre mois, et cela à deux reprises.

Ces spécialistes invoquent la complexité des dossiers et le fait que les juges d’instruction continuent leurs enquêtes, qui révèlent l’implication de nouvelles personnes et de nouvelles affaires.

Ces hommes d’affaires et politiciens accusés d’abus d’autorité, de corruption ainsi que de la dilapidation du bien public et mauvaise gestion, se retrouvent ainsi sous le coup de plusieurs dispositions de lois et chef d’inculpation auxquels ils doivent répondre devant la justice dans une conjoncture où la pression politique ajoute des complications aux dossiers. Ils sont passibles de peines très sévères qui peuvent aller jusqu’à la perpétuité et la condamnation à mort.

D’autre part, certains juristes qui n'adhèrent pas à ces justificatifs considèrent que le pouvoir est entrain de gagner du temps et qu’il sera très possible que dans une année ou deux certains responsables soient graciés ou amnistiés par décret présidentiel.

Il faut rappeler que selon certains chiffres avancés par des spécialistes, les sommes détournées pendant le règne de l’ex-président Bouteflika sont de l’ordre de milliards de dollars. Des sommes faramineuses qui, jusqu’à présent, ne sont pas récupérées par les pouvoirs publics.

Lire aussi : Lutte contre la corruption en Algérie : l’ONU s’en mêle

Laisser un commentaire