Algérie : la prison pour les djihadistes algériens détenus en Syrie

Photo illustration : des djihadistes étrangers de Daech en Syrie
Photo illustration : des djihadistes étrangers de Daech en Syrie

L’Algérie ne chercherait pas à rapatrier ses djihadistes arrêtés et détenus en Syrie par les forces démocratiques kurdes (FDS). Selon des sources sécuritaires, si ces « combattants » tentaient de revenir, « c’est directement vers la prison ».

Suite à la décision américaine en décembre 2018, portant sur un retrait imminent et progressif de ses forces combattantes de Syrie, plusieurs pays se retrouvent dans la nécessité de rapatrier leurs ressortissants ayant rejoint les rangs de Daech (État islamique). Or, la position des autorités algériennes concernant un éventuel retour de ses djihadistes et de leurs familles semble déjà tranchée au sommet de l’État.

Selon une source sécuritaire, l’Algérie refuse catégoriquement l’organisation du rapatriement des algériens qui seraient condamnés pour des actes de terrorisme en Syrie. « C’est clair, ceux qui seront tentés de revenir en Algérie, seront placés directement en prison », assure la même source.

Pour le moment, aucun chiffre officiel n’est connu sur les djihadistes algériens détenus en Syrie. Mais selon une source judiciaire, ils étaient environs 205 ressortissants algériens recherchés pour terrorisme à l’étranger, en fin 2017.

Malgré les pressions américaines, l’Algérie ne veut pas se risquer d’accueillir et de laisser en libre circulation des combattants radicalisés, entraînés aux techniques du combat et au maniement d’armes de guerre, et maîtrisant les méthodes les plus avancées de la propagande, de l’endoctrinement et du recrutement des candidats au djihad terroriste.

Pour rappel, les autorités algériennes avaient déjà exprimé leurs inquiétudes sur un éventuel accord secret d’exfiltration des terroristes de Daech au Maghreb.

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