porte au siège du FFS

Armes blanches et violences : guerre des clans au sein du FFS (vidéos)

Alger - Les militants du Front des forces socialistes (FFS) ont été contraints de quitter le siège national du parti après qu'un groupe d'hommes cagoulés les ait attaqués dans la soirée d'hier 18 avril, en usant d'armes blanches et de gaz lacrymogène.

En effet, d'après un communiqué rendu public par le parti, c'est à 19 h 30 qu'« un groupe de baltaguias, en possession d’armes blanches, bombes lacrymogènes, sabres, manches à pioches… s'est introduit à l’intérieur du siège national du parti, en sommant, sous la menace d’agression, les militants présents de quitter les lieux ».

La même source souligne que mis à part le militant du parti de la section FFS de Draâ Ben Khedda à Tizi-Ouzou, Moussi Lounes, le reste des agresseurs étaient cagoulés et « leurs identités n’étaient pas reconnues ».

Les militants du FFS quittent leur siège

Devant l’excès de violence de la part des agresseurs, « les militants ont été contraints de quitter le siège après que ces baltaguias ont usé de gaz lacrymogène et d’armes blanches ».

Devant la « réaction passive, malgré la gravité des actes constatés » des services de sécurité sur place, les militants du parti ont décidé de réagir. Et c'est grâce à « la détermination, la solidarité et l’engagement des militants » qu'ils ont pu récupérer leur siège, aux alentours de 3 h du matin.

Ali Laskri pointé du doigt

Signé par Madame Hayet Taiati et Monsieur Chioukh Sofiane en tant que membres de l’Instance présidentielle, le communiqué a précise que « le FFS considère que cet acte criminel est commandité par Ali Laskri, révoqué par le conseil national du 13 avril 2019 et lui porte toute la responsabilité ». Le parti « dénonce ces agressions et agissements barbares contraires aux principes et à l’éthique politique du parti. Le FFS se réserve le droit de prendre les mesures juridiques appropriées à l’encontre des responsables de ces actes », conclut le communiqué.

Ali Laskri réagit

Dans un communiqué publié ce vendredi 19 avril 2019,  Ali Laskri a tenu à apporter un démenti aux accusations dont il fait l'objet.

Ali Laskri a fait le lien entre les incidents d’hier soir et ceux de samedi 13 avril, quand il a été chassé du siège du parti. « Le même scénario s’est reproduit après que des camarades militants ont récupéré le siège hier après midi de la main des squatteurs dont les meneurs sont des extras au parti qui ont utilisé des moyens lourds dont, un camion appartenant à une APC d’Alger pour défoncer le portail du siège à 3 heure du matin en détruisant le mur »,  écrit entre autre Ali Laskri dans le communiqué.

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