Shérazade
18/11/2019 15:20

Algérie : Treize walis et cinquante maires devant la justice

Treize walis et ex-walis et près de cinquante maires font face à la justice dans le cadre d’une campagne de lutte contre la corruption. Tous ces responsables locaux font l'objet d'enquêtes ouvertes dans le même cadre.

Ainsi, ces enquêtes se poursuivent à ce jour puisque les mis en cause sont suspectés d'être liés à d'autres responsables de l'État. Les affaires les plus importantes concerneraient les walis ayant été à la tête des grandes villes telles qu’Oran, Alger, Tlemcen, Constantine, rapporte le quotidien francophone le Soir.

Des walis dans le collimateur de la justice

D’ailleurs, à l'instar de l’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, une douzaine d’autres walis sont fréquemment auditionnés par la justice. Il s'agit des walis et/ou ex-walis d'Oran, Boumerdes, Tipasa, Bejaïa, Tizi-Ouzou, Setif, Constantine, Mila, Ouargla, Tlemcen, Tiaret et Mostaganem. Dans ce cadre, les magistrats ont mis en détention provisoire un ex-wali, et ce, durant l'été dernier. Il est accusé dans une affaire liée au dossier d'accusation de l'ex-directeur général de la sûreté nationale, Abdelghani Hamel.

Les walis de toutes les villes citées ont fait l'objet d'enquêtes, car ayant été soupçonnés de transactions douteuses concernant des terres et biens immobiliers de l’État, et d'octroi d'indus avantages aux enfants de hauts responsables alors en fonction. En somme, les mêmes griefs retenus contre les hauts responsables de l'État déjà en prison depuis les mois d'avril et mai.

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Les maires également ciblés par la justice

Les maires ne font pas exception. Certains d'entre eux, en poste ou à la retraite font également l’objet d’enquêtes pour corruption, dilapidation de deniers publics et octroi d’avantages indus. La question des logements fait partie du centre des affaires pour lesquelles ils font l'objet d'enquêtes. À ce titre, les maires de Hassi Messaoud, Ouargla, Illizi, El-Tarf, Oran, Annaba et Alger entre autres sont régulièrement auditionnées par la justice. Même quand ils ont changé de statut, ils n'échappent pas aux interrogatoires de la justice. C'est le cas de ces parlementaires ayant occupé les postes de présidents d’APC. La presse avait alors prédit la levée de leur immunité parlementaire, mais il n’en fut rien.

Lire aussi : Le mépris d'un wali envers un citoyen pour son niveau d'instruction

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