Shérazade
19/07/2019 17:48

Campagne présidentielle de Bouteflika : 10 personnes emprisonnées

Le patron du Groupe IVAL, Mohamed Bairi, son frère, ainsi qu’une dizaine d’autres personnes ont été placées sous mandant de dépôt par le juge d’instruction. Ces personnes seraient impliquées dans des affaires de corruption relatives au financement de la campagne présidentielle de Bouteflika.

Le communiqué diffusé aujourd’hui par le parquet a indiqué que : « Mohamed Bairi (concessionnaire automobile de IVAL et IVECO. NDLR), son frère, ses deux associés, quatre cadres du ministère de l’Industrie et des Mines, deux hommes d’affaires, ainsi que le chargé des opérations de la campagne électorale du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, ont été placés aujourd’hui, vendredi 19 juillet, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger ».

Ainsi, les faits concerneraient d'éventuels « blanchiments d’argent, des transferts de biens résultant de faits de corruption, de la dilapidation et de l’utilisation des fonds de la banque de manière contraire à la législation. Ces personnes sont également accusées d’incitation de fonctionnaires publics à abuser de leur fonction, financement occulte de partis politiques et bénéfice de l’autorité et de l’influence d’agent de l’État », d’après ce même document.

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Financement de la campagne de Bouteflika : L’affaire s’annonce plus vaste

Ce n’est pas la première affaire relative au financement de la campagne présidentielle de Bouteflika que le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) ouvre. En effet, le procureur de la République avait également ordonné l’ouverture d’une enquête sur les fonds de campagne de Bouteflika. La justice s’intéresserait à plusieurs hommes d’affaires et hommes politiques, qui s’étaient engagés à récolter de l’argent pour mener la campagne d’Abdelaziz Bouteflika.

La justice enquêterait sur la logistique de cette campagne, à savoir les véhicules, les moyens d’impression, la sérigraphie, les déplacements, les nuitées et la nourriture, ainsi que la location des salles pour les meetings populaires. Ainsi les premiers à être mis en cause seraient Abdelmalek Sellal et Abdelghani Zaâlane.

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