Shérazade
13/11/2019 14:42

Détenus d'opinion en Algérie : le dérapage de Azzedine Mihoubi (VIDÉO)

Algérie - Le candidat aux présidentielles du 12 décembre 2019, Azzedine Mihoubi a qualifié les détenus d'opinion en Algérie de détenus de droit communs. Azzedine Mihoubi refuse ainsi de commenter des affaires de droit communs. Selon lui, des lois régissent ce genre d'affaires. Un nouveau dérapage de l'ancien ministre de la culture sous le règne de Abdelaziz Bouteflika. Si l'on suit son raisonnement, les detenus du Hirak ne seraient que des « délinquants ». Des déclarations qui suscitent l'indignation sur les réseaux sociaux.

Ainsi, Azzedine Mihoubi répondait à une question sur le verdict prononcé contre les détenus d’opinion. Une question qui lui a été posée par une journaliste de la chaîne télévisée El-Hadath, spécialisée dans l’actualité du monde dit arabe.  L’ex-ministre de la culture et  secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND), était l’invité du journal télévisé.  La journaliste décide alors de commencer son interview avec une question sur l’actualité récente. Celle du verdict prononcé contre les détenus d’opinion en Algérie. En effet, de lourdes peines ont été prononcées par les magistrats d’Alger contre ceux qui ont brandi un drapeau Amazigh.

À cette question, Azzedine Mihoubi a préféré requalifier les détenus d'opinion de détenus de droit communs  : « il n’y a aucun commentaire à faire sur les décisions prises par la justice algérienne. Les détenus du droit communs. Sans doute, y a  des lois et des textes qui régissent ce genre d'affaires » (Voir la déclaration en arabe dans la vidéo ci-dessous) .

La journaliste tente de relancer la question en formulant :  « Qu’on arrête, qu’on emprisonne et qu’on enquête sur des individus qui n’ont fait que brandir un emblème, c’est quand même exagéré ». Sur cette seconde question l’ex-ministre de la culture a affirmé, une seconde fois que « chaque dossier contenait ses problématiques et ses affaires liées. La justice a eu accès à tout cela, elle a étudié ces affaires, et a fini par prononcer son verdict » a-t-il déclaré.

Cette réaction de Azzedine Mihoubi, a suscité la colère des internautes. « Il fera un président soumis » avait écrit l’un d’eux, « il postule pour un poste suprême dans une nation, et il n’a même pas le courage de prendre position », ou encore « il avait une carte en or en main. Il pouvait promettre la libération des détenus d’opinion s’il venait à être élu. Bouteflika n’avait-il pas gracié les terroristes ? » a posté un autre internaute.

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