La douane réplique et accuse Issad Rebrab

Photo : Issad Rebrab
Photo : Issad Rebrab

La douane algérienne réplique et accuse Issad Rebrab de surfacturation. Le groupe industriel qu’il dirige, Cevital en l’occurrence, se retrouve pour une énième fois, au cœur d’un bras de fer avec les autorités algériennes, sur le fond d’un nouveau blocage.

Le nouveau conflit entre Cevital et les autorités algériennes, est lié au blocage des machines de l’usine d’EvCon implémentée dans les wilayas de Boumerdes. Issad Rebrab dénonce le refus de la douane d’exécuter une décision de justice, ordonnant le déblocage des équipements sans conditions.

La douane algérienne répond à Issad Rebrab.

Selon le Directeur de l’information et des relations générales de la DGD, Djamel Brika, ce blocage est lié à des soupçons de surfacturation dans l’opération d’importation des machines. Si la douane refuse l’application de la décision de justice c’est parce qu’elle est préliminaire, selon lui, le receveur des douanes de Boumerdes attend le verdict définitif qui sera « prononcé par le tribunal correctionnel le 5 décembre », après recours de la douane contestant la première décision de justice.

Pour rappel, une machine destinée à l’usine d’EvCon Industry, filiale du groupe Cevital, est bloquée depuis le mois de juillet dernier au niveau du port sec de Rouiba. Le tribunal de Boudouaou a émis, le mardi 27 novembre dernier, une formule exécutoire , ordonnant aux douanes de « restituer immédiatement, sans conditions ni restrictions » la marchandise importée par EvCon Industry, filiale de Cevital.

Issad Rebrab ne cesse de dénoncer des blocages de ses investissements en Algérie. Il a même parlé, sur une chaîne française, d’une main invisible qui essaye d’entraver son entrepreneuriat. Une main qui échappe, selon lui, au contrôle et à l’autorité du gouvernement et même du président de la république Abdelaziz Bouteflika.