Aylan Afir
12/11/2019 11:56

Drapeaux Amazighs : lourdes peines prononcées par les magistrats d'Alger

Drapeaux Amazighs/Berbères (Algérie) - Le verdict est tombé vers 2h30 dans la nuit du lundi à mardi (11 et 12 novembre). Les magistrats qui ont traité les dossiers des détenus porteurs des  drapeaux Amazighs/Berbères, ont finalement eu la main lourde. 21 d'entre eux ont écopé d'une peine d'une année de prison, dont six mois fermes, assortie d'une amende de 30 000 dinars.

Selon l'un des avocats, contacté par Observ'Algérie, les procès de 21 autres détenus ont été reportés au 18 novembre. Maître Saïd Halit précise cependant que parmi eux, 17 détenus sont poursuivis dans quatre dossiers différents. Des dossiers toujours liés au port du drapeau Amazigh/Berbère. Il précisera également que le report concerne également cinq prévenus présentés en accusés libres.

A l'annonce du verdict, l'assistance n'a pas pu s'empêcher de crier sa colère. Particulièrement les proches des détenus qui ont scandé des slogans hostiles aux magistrats et à l'institution judiciaire. "La justice du téléphone", "Wallah ma nessemhou" (on ne pardonnera pas) et "Djazaïr hourra moustaqila" (Algérie libre et indépendante).

Colère après le verdict des détenus du drapeau amazigh

Les dizaines d'avocats qui se sont mobilisés pour les détenus politiques et d'opinion en général et ceux de l'emblème amazigh en particulier n'ont pas manqué d'exprimer leur colère et leur mécontentement. Certains ont même enregistré des vidéos pour dénoncer "une justice aux ordres" et des "juges du téléphone".

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Sur les réseaux sociaux, les magistrats du tribunal de Sidi M'hamed et l'institution elle-même en ont pris pour leur compte. Dans certaines publications, le tribunal de Sidi M'hamed a même été assimilé à une cour martiale, allusion aux ordres que les magistrats "recevraient" de la part du chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah.

Lire aussi : Algérie : Vers la libération de plusieurs détenus d'opinion

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  • Le corps le plus corrompu après les officiers supérieurs de l'armée vient de tourner le dos à la loi et démontrer que la justice du téléphone fonctionne toujours dans un pays ou il n'y a ni justice indépendante ni unité judiciaire dans ce pays puisque les verdicts diffèrent selon le lieu ou le justiciable sera jugé! Cette situation montre l'ampleur des nettoyages à faire pour aboutir à une justice indépendante ou la loi est appliquée et la justice rendu sans autre considération.

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