Catégories: AlgérieEconomieLa une

Crise économique en Algérie : Les sombres prévisions du FMI

16/10/2019 14:42

Le front monétaire international (FMI) a publié des estimations alarmantes sur l’Algérie pour l'année 2020. Dans la nouvelle édition semestrielle sur les perspectives économiques mondiales, le FIM prévoie un déficit budgétaire, un PIB à la baisse, un taux de chômage plus élevé et une inflation stabilisée.

Ainsi, le front monétaire international a revu à la baisse son estimation de la croissance pour 2018. Alors qu’en avril, le FMI l’avait estimé à 2,1 %, c’est désormais à 1,4 % que ces estimations ont été arrêtées. En 2024, la croissance du BIP réel algérien devrait chuter à 0,8 %. Selon cette même institution monétaire, le déficit de la balance du compte courant, pour l’année de 2024, sera à 12,6 %  contre une prévision de 12,5 % anticipée en avril dernier. Pour rappel, ce déficit était de 9,6 % en 2018 et devait atteindre les 11,9 % du PIB en 2020, le FMI avait prédit en avril dernier que ce chiffre redescendrait à 6,9 % en 2024, mais il en sera autrement.

Chômage et inflation en Algérie

Par ailleurs, l’estimation du taux de chômage a été maintenue à 11,7 % en 2018. Cela dit, l’Algérie a connu un taux de chômage de 12,5% en 2019 et il devrait augmenter à 13,3% en 2020 (contre une prévision de 13,7 % en avril). Les indices des prix à la consommation en Algérie devrait se situer à 2 % seulement en 2019 (contre une prévision de 5,6% faite en avril dernier par le FMI).

L’inflation, quant à elle, est en baisse selon le rapport du FMI. Alors que la prévision d’inflation était de 6,7% pour 2020 dans le rapport d’avril dernier, la nouvelle édition abaisse ce taux à 4,1 %. Pour 2018, l’inflation est restée maintenue autour de 4,3% (même prévision en avril). En 2024, elle devra grimper à 8,7%, selon le FMI. En conclusion de son dernier rapport sur l’économie algérienne, l’institution monétaire avait soutenu que l’Algérie disposait d’une issue de secours pour « atteindre le double objectif de stabilisation macroéconomique et de promotion d’une croissance durable ».

Laisser un commentaire