«La diaspora algérienne ne rapporte pas assez d’argent à l’Algérie»

Photo archive: billets de la monnaie Euro
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Selon le dernier rapport de  Banque Mondiale (BM), les transferts d’argent de la diaspora algérienne vers son pays d’origine (l’Algérie) totaliseraient à peine 2,157 milliards de dollars en 2018. Ce montant représenterait seulement 1,1% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

Les transferts de fonds de la diaspora algérienne restent minimes comparés à ceux enregistrés dans de nombreux pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). l’Égypte se classe en haut de la liste avec un total de 25,7 milliards de dollars.

En seconde position on retrouve le Liban totalisant près de 8 milliards, suivi du Maroc 7,4 milliards, de la Jordanie 4,4 milliards. Viennent ensuite deux pays en guerre, à savoir le Yémen 3,4 milliards, et la Palestine 2,7 milliards. La Tunisie a quant à elle atteint les 2 milliards.

Les chiffres de la Banque mondiale ne sont pas tout à fait justes

Les spécialistes en économie et les observateurs ne seraient pas tout à fait d’accord avec le modeste chiffre de 2 milliards, annoncé par la Banque Mondiale. Selon eux, la communauté algérienne établie à l’étranger préfère ne pas utiliser les mécanismes bancaires formels. Et cette pratique vient fausser le chiffre de la Banque Mondiale.

En effet, les lenteurs et les complications des procédures bancaires en Algérie poussent les gens à utiliser les mécanismes traditionnels de transfert de fonds. Les expatriés algériens préfèrent alors ramener de l’argent en liquide, et faire la conversion au marché parallèle des changes. Les taux de change sont plus élevés que ceux de la banque, et donc plus intéressants.

Un programme de modernisation du système bancaire et financier du pays s’impose afin de recenser des chiffres plus exactes mais aussi pour pouvoir suivre l’évolution qui s’opère dans le reste du monde