Exclusif. L’Algérie déterminée à reprendre son activité spatiale

L'Agence Spatiale Algérienne a élaboré un avant projet de loi relatif aux activités spatiales
L'Agence Spatiale Algérienne a élaboré un avant projet de loi relatif aux activités spatiales

Consciente des enjeux qu’implique le développement des activités spatiales, l’Algérie est plus que jamais déterminée à  élaborer un plan d’action et un cadre juridique adapté cernant l’ampleur stratégique des activités spatiales. L’Agence Spatiale Algérienne élabore donc un avant-projet de loi relative aux activités spatiales.

L’agence spatiale algérienne (ASAL),  qui a vu le jour en 2002 et qui est chargée de la  conception et de la mise en œuvre d’une politique de développement de ce secteur d’activité, a mis en place un programme spatial national (PSN), adopté en 2006 par le gouvernement.

Ce programme s’appuie sur la réalisation d’infrastructures spatiales et d’acquisition d’équipements spécifiques ainsi que la formation d’une ressource humaine qualifiée et opérationnelle.

Grâce à l’ASAL et au PSN, l’Algérie a pu mettre sur orbite son premier satellite, nommé «Alsat-1 », lancé avec succès le 11 décembre 2017. Ce satellite vise principalement la prévention de catastrophes naturelles telles que les inondations, les tremblements de terre et les tsunamis.

À ce titre, cet avant-projet de loi relative aux activités spatiales, dont ObservAlgerie a pu se procurer une copie, institue le monopole exclusif de l’État sur les activités spatiales. Il consacre également l’obligation de la tenue d’un registre national d’immatriculation des objets lancés dans l’espace extra-atmosphérique, notamment pour les missions en cours de l’ASAL, à savoir le lancement des satellites Alsat-2A,  Alsat-1B et Alsat-2B.

Tous ces satellites disposeront de transpondeurs dédiés à la diffusion de chaînes de télévision et de radio numériques, aux télécommunications, à la météo, aux réseaux bancaires, à l’acquisition des images continentales et à la redéfinition des frontières. Cependant, aucun ne sera utilisé pour les besoins de la défense nationale.

Débris spatiaux

Avec tous les satellites, stations et autres objets orbitaux relâchés depuis le début de la Conquête spatiale, les chutes de débris spatiaux sont de plus en plus fréquentes. Les agences spatiales de tous les pays surveillent de près ces objets afin de s’assurer qu’ils ne tombent pas sur des zones habitées, et pour éviter les catastrophes le cas échéant. À titre d’exemple une petite station spatiale chinoise, Tiangong-1, est retombée en avril dernier au-dessus du Pacifique Sud.

L’ASAL prévoit donc, dans cet avant-projet de loi, des moyens de dédommagement et de récupération de ses objets spatiaux. L’évaluation des dommages et l’indemnisation des victimes se fera quand un objet spatiale immatriculé par l’État algérien cause un dommage sur le territoire fin État étranger ou à des ressortissants étranger, ou même à l’État ou aux citoyens algériens.