Les féministes algériennes dénoncent la répression du Hirak et rejettent les présidentielles

22/10/2019 16:13

Le Mouvement national des féministes algériennes s’est exprimé sur la situation politique que traverse l'Algérie, lors de sa deuxième rencontre qui s’est tenue à Oran les 17, 18 et 19 octobre 2019, dans un communiqué remis à notre rédaction.

D’emblée, les féministes se sont clairement inscrites « dans une lutte décoloniale et anti-capitaliste ». Elles ont réaffirmé leur engagement « en faveur d’une Algérie démocratique basée sur la justice sociale et l’égalité citoyenne garanties pour toutes les couches de la société ».

Rejet du code de la famille

Le Mouvement national des féministes algériennes a réitéré son combat « contre toutes les discriminations faites aux femmes », ainsi que son rejet du « code de la famille qui consacre la permanence de l’oppression des femmes ». Elles ont ainsi exigé l’abrogation de ce code considéré comme un frein à l’émancipation des femmes et son remplacement pas des lois civiles et égalitaires.

Loi de finances 2020 et loi sur les hydrocarbures

Sur un autre plan, les militantes pour l’égalité ont dénoncé « la soumission, par le pouvoir en place, de nos richesses nationales et de notre souveraineté aux intérêts des multinationales. ». Elles estiment que la loi de finances et celle sur les hydrocarbures « visent le bradage de notre sol et notre sous-sol, mettant ainsi en péril l’avenir des générations futures ».

Rejet des élections présidentielles de décembre 2019

Le mouvement national des féministes algériennes conclut sur le rejet de l’échéance électorale prévue le 12 décembre « Nous rejetons avec force les élections du 12 décembre, imposées par un pouvoir antinational, décrié par le peuple », ont-elles ajouté.

Les féministes algériennes dénoncent la répression

Les féministes algériennes ont tenu à dénoncer la répression que subissent les activistes politiques. « Nous tenons à exprimer notre indignation face à la répression, qui depuis quelques semaines s’abat de façon intense sur les manifestantes et les manifestants du Hirak », ont-elles déclaré.

Les militantes se sont aussi exprimées sur les détenus du drapeau amazigh et d’opinion. « Aussi, nous tenons à manifester notre solidarité pleine et entière à l’égard des prisonnières et des prisonniers d’opinion. Nous estimons, toutes, notre liberté remise en cause par la détention de Samira Messoussi, Yasmine Nour El-Houda Dahmani et Fatiha Belaifa (sous contrôle judiciaire, NDLR). C’est pourquoi nous exigeons leur libération immédiate sans condition et appelons à un renforcement de la mobilisation populaire au sein du Hirak », lit-on sur leur communiqué.

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