Ahmed Oul
03/07/2019 15:57

Mort de Zineb Redouane : la contre-autopsie algérienne accable les autorités françaises

La contre-autopsie ordonnée par le procureur de la République d’Alger après la mort de l’Algérienne Zineb Redouane en marge d’une manifestation à Marseille, a conclu, le lundi 1er juillet, la responsabilité des policiers français, rapporte le site d'information « Le Media ».

En effet, le procureur de la République d’Alger près le tribunal de Dar El Beïda a ordonné après le rapatriement en Algérie du corps de Zineb Redouane, le 25 décembre dernier, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour déterminer les causes exactes de son décès.

Selon la même source, l’autopsie algérienne réalisée au centre hospitalo-universitaire d’Alger attribue de façon certaine la mort de Mme Redouane au traumatisme crânien qu’elle a subi. Cette version réfute les résultats des rapports français et contredit les déclarations du ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, et du procureur de la République de Marseille.

Cette contre-enquête menée par la justice algérienne relance spectaculairement le dossier, après les éléments rendus publics par les légistes du centre hospitalo-universitaire d’Alger. Le rapport accable directement la police française, qui serait derrière la mort de la ressortissante algérienne.

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Macron ne reconnait pas la responsabilité de la police dans la mort de Zineb Redouane

Le président français Emmanuel Macron avait lui aussi nié, le 29 janvier dernier, le fait que l’Algérienne Zineb Redouane soit victime de la police. Il avait notamment déclaré qu’aucune des onze personnes ayant « perdu la vie lors des manifestations des Gilets jaunes en France […] n’avait été victime des forces de l’ordre ».

Pour rappel, la ressortissante algérienne, âgée de 80 ans, était en train de fermer les volets de son appartement, le 1er décembre 2018, lorsqu’une grenade lacrymogène l’a atteinte en plein visage. Elle décède le jour suivant des suites d’un choc opératoire dans un hôpital marseillais.

La famille de la victime avait porté plainte contre la police française, le 15 avril, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », avait informé l’avocat de la famille, Maitre Yacine Bouzrou.

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