Pica Ouazi
29/10/2019 14:30

Grève à l'hôpital de Beni Messous pour dénoncer le harcèlement sexuel

Algérie - Le personnel de l'hôpital de cardiologie et de chirurgie cardio-vasculaire de l'hôpital de Beni Messous a entamé une grève depuis le dimanche 27 octobre pour protester contre le retour d'un professeur-chef de service accusé de harcèlement sexuel.

En effet, le professeur, qui avait été suspendu de ses fonctions, a repris le travail malgré la plainte déposée contre lui pour harcèlement sexuel et abus de pouvoir par une étudiante. Cette dernière a ensuite été confortée dans sa position par trois autres femmes qui ont dénoncé le comportement du chef de service.

Une enquête a été ouverte par la direction de la Santé publique. Cette dernière a confirmé non seulement les harcèlements sexuels, mais aussi une grande négligence dans le travail. Ils ont aussi relevé des décisions qui mettent en danger la vie des patients en reportant les dates des interventions chirurgicales sans motifs valables. Le professeur a ainsi été suspendu par sa direction.

Les travailleurs dénoncent la décision des deux ministres concernés par l’affaire, celui de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, qui ont décidé cette reprise au mépris même de l’avis du procureur de la République. Rappelons que ces deux ministères, qui ont rétabli le professeur dans ses fonctions, ont par le passé confirmé les faits suites à des inspections dépêchées sur place. C’est ainsi qu’ils ont décidé sa suspension.

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Le professeur vague désormais normalement à ses occupations malgré les deux plaintes déposées contre lui, l’une pour harcèlement sexuel et l’autre pour diffamation. Suite à cet acte considéré comme du mépris, l’ensemble du personnel de l’hôpital de Beni Messous a décidé d’une grève générale pour que le chef de service soit définitivement écarté.

Lire aussi : Algérie : L’hôpital psychiatrique de Blida au cœur d’un grand scandale

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  • plus rien ne m'etonne, aucune justice aucune morale, le pays me donne l'image d'une véhicule sans volant ont ne sait jamais quel Direction il va prendre, bien malheureux tout cela,

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