Pica Ouazi
05/11/2019 16:28

Algérie : Disparition mystérieuse d'un jeune activiste arrêté le 31 octobre

Mise à jour du 06/11/2019 : Nous avons appris que le jeune activiste a finalement été libéré ce mercredi après-midi, après son audition par le procureur de la République près le tribunal de Bordj Bouarreridj. Selon son avocat, Abdelghani Badi, Brahim Laalami a été placé sous contrôle judiciaire. La justice lui a aussi signifié une interdiction de sortie du territoire national. Et ce, en attendant le déroulement de son procès.

Algérie - La famille et les avocats de l'activiste Brahime Lalami s’inquiètent sur la disparition de ce dernier. Il a été arrêté jeudi 31 octobre à la place des martyrs à Alger, lors de la marche populaire du 1er novembre, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le comité affirme que depuis le jour de son arrestation, les proches et les avocats des détenus n’ont eu aucune nouvelle de lui. Le CNLD révèle que nombreuses personnes « sont à la recherche de son lieu de détention ». « Car des informations ont circulé qu'il aurait été transféré d'Alger vers Constantine. Mais pour l'instant, ça reste toujours sans confirmation officielle », explique le CNLD.

Le comité ajoute qu’« une avocate de Constantine, qui a passé l'après-midi du lundi 4 novembre à faire le tour des commissariats de la ville, n'a trouvé ni de dossier, ni le lieu de détention » de ce jeune activiste. Le CNLD révèle aussi « qu'un autre activiste et militant des droits de l'Homme a fait part de la détention de Brahim Laalami dans un centre de l'ex-DRS à Constantine ».

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Cette disparition devient inquiétante pour la famille de l’activiste et pour les avocats chargés de défendre les détenus du Hirak. Ils se demandent ce qui lui est réservé alors que tous les manifestants arrêtés jeudi et vendredi ont comparu devant les tribunaux.

Il faut rappeler que parmi les personnes arrêtées les jeudi et vendredi, quatre manifestants ont été placés sous mandat de dépôt, sept autres ont été mis sous contrôle judiciaire et quatre ont été remis en liberté. Quant au verdict des six détenus d'opinion jugés par le Tribunal de Sidi M'Hamed le mardi 22 octobre, il a été reporté encore une nouvelle fois au mardi 12 novembre.

Lire aussi : Algérie : Dix détenus du Hirak entament une grève de la faim

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  • ça c'est la main du DRS et rien d'autre ! Que le DRS le liibère et au plus vite ! C'est la mafia du pouvoir qui va endosser ce crime! C'est clair qu'un tel crime démontre que ce pouvoir n'est même pas capable de protéger sa population alors qu'il veut toujours rester au affaire et pire c'est qu'il s'attaque à sa propre population et ça c'est grave et même très grave !

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