Kabylie : affrontements lors de l'évacuation de squatteurs de logements

07/04/2019 16:56

Kabylie - Les milliers de logements sociaux et autres formules squattés par des individus dans différentes localités en Kabylie ont été libérés, le samedi 6 avril, grâce à l'intervention des citoyens – dont des militants – et des services de sécurité, a-t-on appris auprès de plusieurs sources concordantes. À Draa-Ben-Khedda, l'opération a provoqué des affrontements entre citoyens et forces de l'ordre.

Entre la nuit du jeudi 4 à vendredi 5 avril et la fin de l'après-midi du vendredi, plusieurs sites de logements ont été pris d'assaut à bord de camions et autres pickups par des citoyens qui ont agi simultanément en Kabylie, particulièrement sur le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Il s'agit de logements sociaux et d'autres formules comme le Logement participatif aidé (LPA) ou le Logement public promotionnel (LPP), et même des logements de l'AADL, squattés au pôle d'excellence de Oued Falli, dans la commune de Tizi-Ouzou, à Draâ Ben Khedda, à Draâ el Mizan, à Boghni et à Tamda (Ouaguenoun). Certaines sources évoquent même des localités de la wilaya de Boumerdès.

Devant la consternation des citoyens, et particulièrement des militants très actifs dans le mouvement populaire qui soupçonnent une conspiration, l'assaut n'a pas été généralisé comme durant les événements de 2001/2003 en Kabylie.

Les habitants des régions, concernées, ont vite compris que l'action en elle-même était « une orchestration de cercles occultes agissant pour semer l'anarchie en vue de discréditer le mouvement populaire », comme l'ont affirmé de nombreux internautes sur les réseaux sociaux qui n'ont pas manqué de souligner « le caractère synchronisé de cette action ».

D'ailleurs, une mobilisation sans précédent a touché les plus actifs dans le mouvement populaire, et de nombreux militants du FFS et du RCD pour convaincre les squatteurs d'évacuer les logements et d'éviter l'affrontement avec les services de sécurité mobilisés par l'État suite à une décision prise samedi au niveau du siège de la wilaya.

D'ailleurs, les autorités ont fini par dépêcher des unités entières des CRS et de la Gendarmerie nationale avec la ferme intention de déloger les squatteurs. Mais l'intervention des citoyens qui ont joué le rôle d'intermédiaires a évité l'utilisation de la force, les squatteurs ayant évacué les logements en question.

L'exception est faite de la localité de Draa-Ben-Khedda, à la cité Touares III, où l'évacuation, samedi en fin de journée, a provoqué des affrontements entre quelques dizaines de jeunes et des forces de l'ordre. Les squatteurs n'étaient néanmoins pas tous impliqués dans ces heurts, étant donné que ceux qui ont pris d'assaut les logements en famille ont préféré quitter les lieux sans résistance.

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