Shérazade
20/09/2019 14:32

La cocaïne envahit les villes algériennes (Bilan)

La cocaïne envahit les villes algériennes, et les saisies fréquentes et répétées de drogues dures sont très inquiétantes, c'est le bilan dressé par un procureur ayant gardé l’anonymat. Il explique que « l’Algérie était considérée comme un pays de transition pour le kif uniquement. Maintenant, elle est devenue un pays de consommation et de redistribution pour les drogues dures ».

En effet, la circulation de drogues dures en Algérie prend de plus en plus d’ampleur, et les services de sécurité tirent la sonnette d’alarme. Dans un entretien accordé au quotidien francophone L'Expression, un procureur général, qui a voulu garder l’anonymat, a déclaré que « les narcotrafiquants de nationalités algérienne et africaine introduisent en Algérie les drogues dures à travers la filière africaine », ensuite, « la cocaïne, traverse le désert avant d’arriver au nord, mais pas que pour la transition. Pour la consommation locale aussi ».

Introduite par la frontière sud, la cocaïne est distribuée partout en Algérie

Selon ce magistrat, partout dans le monde, la cocaïne est une drogue de riche. « En Algérie, elle coûte de 10 000 dinars à 14 000 dinars le gramme. Elle est disponible sur le marché algérien comme toute autre marchandise ». « Nous étions un pays de consommation de cannabis et de transit de cocaïne. Depuis les 3 dernières années, nous sommes passés de pays de transit à un pays de consommateurs », a-t-il révélé.

D’après ce procureur général, « si le cannabis est introduit en Algérie par la frontière ouest, la cocaïne est introduite généralement par la frontière sud. Cette drogue dure est également introduite par les migrants clandestins ».

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Les mesures de lutte contre la drogue sont strictes

Dans son entretien, le magistrat a expliqué que « la loi 04-18 concernant la prévention de la drogue et des psychotropes, modifiée en 2005 réglemente ce domaine qui a pris des proportions alarmantes ». D’autre part, un officier supérieur a dévoilé à L'Expression que « les services de sécurité œuvrent pour démanteler les réseaux internationaux de convoyeurs de cocaïne et d’héroïne ». Depuis le mois de juillet dernier, des réseaux de trafic de drogues dures ont été démantelés et d’énormes quantités de drogue ont été saisies. « Ces réseaux sont démantelés par les éléments de la police judiciaire et les éléments de la Gendarmerie nationale », a indiqué le même responsable.

L’officier supérieur a précisé que « les saisies opérées ces derniers mois ne concernent plus le cannabis, mais la « drogue dure ». « L’affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne, en mai dernier, avait secoué l’État algérien. Elle reste jusqu’à présent l’un des plus grands scandales de trafic illicite de drogue dure, d’autant plus qu’elle implique de hauts responsables », a-t-il conclu.

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