Pica Ouazi
21/11/2019 16:26

La course à l'armement entre l'Algérie et le Maroc se poursuit

Après que l’Algérie s'est récemment dotée d'un Établissement de développement de systèmes techniques (EDST) pour la fabrication d’armes spécifique, le Maroc lui emboîte le pas. Le Royaume chérifien a décidé à développer son propre recherche scientifique et industrie militaires selon un rapport officiel cité par les médias marocains.

Ainsi, quelques mois seulement après l’annonce par décret présidentiel de la création d’une entreprise de fabrication d’arme spécifique notamment les missiles par l’Algérie. Le roi marocain a décidé de se lancer dans l’industrie militaire. Il a instruit le gouvernement à lancer un projet de développement de la fabrication de matériels militaires.

Ce plan consiste en premier lieu à exiger de tout fournisseur d’armements de s’engager à transférer aux Forces armées royales la technologie de fabrication de matériels et d’équipements militaires. Le Maroc exigera désormais aux fournisseurs des sociétés d’armements au Maroc et de transférer les technologies de fabrication aux marocains.

Le rapport annonce aussi que Rabat a déjà signé des accords d’achat de brevets d’invention d’armes de défense auprès d’entreprises militaires européennes, russes, chinoises et indiennes. Le souverain chérifien a décidé de passer à l’étape de l’industrialisation militaire, de la recherche scientifique et de l’auto-développement des industries de défense dans le cadre de partenariats africains et internationaux.

Cette nouvelle stratégie a eu l’aval de l’Espagne, du Royaume-Uni et du Brésil qui ont exprimé leur désir de créer des entreprises d’armements dans le royaume chérifien.

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L’Algérie a annoncé la couleur en juillet dernier

L’Algérie a ouvert la voie à la fabrication d’armes spécifiques par décret présidentiel le 11 juillet dernier. Elle compte ainsi fabriquer des missiles dans la ville de Magra, à M'sila. Le pays a lancé ce projet en partenariat avec les Allemands, les Serbes et les Chinois. Il s'agit de la SCAFSE (qui fabrique les systèmes radars, électroniques, optiques et de communications), l’ERIS (qui fabrique les munitions) et l’ONEX (qui produit les explosifs spéciaux).

Ainsi, selon les spécialistes « il s’agit de mettre en place un processus permettant de fabriquer localement des systèmes de missiles, surface-surface, air-sol ou sol-air, ainsi que des obus et des roquettes guidées ».

Lire aussi : L'armée algérienne parmi les 30 plus puissantes armées au monde

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