Algérie : Saïd Bouhadja, candidat substitut pour la « continuité » ?

Photo de Saïd Bouhadja ex-président de l’Assemblée populaire nationale (APN)
Photo archive : Saïd Bouhadja ex-président de l’Assemblée populaire nationale (APN)

Saïd Bouhadja tranchera aujourd’hui, dimanche 3 mars, sur sa candidature à la présidentielle d’avril prochain. Il a déclaré « qu’une seule journée suffisait pour réunir les signatures demandées ». Aussi, la candidature de Saïd Bouhadja « sera annoncée si Abdelaziz Bouteflika ne se présente pas ».

Cette décision laisse croire que « la continuité » pourrait être passée à un nouveau candidat, à l’image Bouhadja, que le peuple pourrait prétendument accepter.

« Le dimanche 3 mars sera le dernier délai pour le dépôt des dossiers de candidature au Conseil constitutionnel. Je trancherai sur ma candidature à la présidentielle », avait-il déclaré à nos confrères de TSA, hier samedi 2 mars.

Saïd Bouhadja, âgé de 80 ans, a d’ailleurs précisé qu’il avait préalablement retiré les formulaires de candidature, et qu’« une seule journée suffira pour réunir les signatures demandées pour le dossier de candidature ». Il aurait par ailleurs assuré qu’« il déposerait sa candidature, si et seulement si, Abdelaziz Bouteflika ne se présente pas ».

Observ’Algérie a contacté des députés ayant soutenu Saïd Bouhadja pendant la crise parlementaire. Ceux-là nous expliquent qu’« après les manifestations refusant le cinquième mandat de Bouteflika, le système tente de rebondir avec un nouveau visage. Pour relancer la continuité, deux critères ont été posés : un fidèle au Front de libération nationale (FLN), et qui serait aussi appréciée par le peuple. Le choix a été vite fait ».

Rappelons que l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale a été démis de ses fonctions par une majorité parlementaire. Après avoir demandé la démission de Bouhadja, en vain, les députés ont fini par déclarer le poste du président de l’APN vacant et ont élu Mouad Bouchareb à sa place lors d’une plénière extraordinaire.