Enrico Macias évoque Lounès Matoub comme cause de son interdiction en Algérie (VIDÉO)

Enrico Macias a réitéré son vœu de visiter l’Algérie, son pays natal. Évoquant son exil, il estime qu’il est dû à sa volonté de se recueillir sur la tombe de Lounès Matoub, le chanteur kabyle engagé assassiné en 1998.

Invité de l’émission « Le Grand Oral » à l’occasion de la sortie de son dernier album, le natif de Constantine a affiché une nouvelle fois sa nostalgie pour l’Algérie, qu’il a quittée en 1961. Depuis, il est indésirable dans son pays natal et ses multiples demandes de visite ont toutes été catégoriquement refusées.

Enrico Macias pense que la véritable raison de son interdiction de fouler le territoire algérien est en rapport avec le chanteur kabyle Lounès Matoub : « Quand j’ai dit que j’allais me recueillir sur la tombe de Matoub Lounès, je crois que c’est à cause de ça que je n’y suis pas retourné ».

Le chanteur français d’origine juive a affirmé qu’il attendait toujours l’occasion de visiter l’Algérie. « Il y a eu des tentatives de me faire revenir en Algérie. Il y a des gens qui croient que c’est moi qui ne veux pas revenir, mais pas du tout ! On m’a refusé de retourner en Algérie. Ce n’est pas grave, je fais abstraction de ma fierté et de mon égo et si ça se présente, j’irai », a-t-il précisé.

Le chanteur juif a aussi évoqué l’appréciation des Algériens pour sa musique et ses chansons. À cela, il conclut que : « Il se peut qu’un jour, je prenne la décision d’y aller de moi-même […] C’est difficile parce qu’on ne sait pas ce qui peut arriver… on ne sait pas ».

Déterminé à se rendre le Maroc

Par ailleurs, Enrico Macias s’est dit décidé à se rendre au Maroc à l’occasion de la Saint-Valentin le 14 février prochain pour un spectacle au Megarama de Casablanca, malgré la compagne de boycott lancée contre lui sur les réseaux sociaux. « Je m’en fous éperdument de cette menace de boycott, car je vais y aller […] advienne qu’advienne », avait-il lancé à ses détracteurs. Et de défier : « si on veut me faire quelque chose, qu’ils sachent que j’arriverai à l’aéroport de Casablanca le 14 février ».

 

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