Exclusif. Révélations sur la mort de Mourad Medelci et sa succession

Mourad Medelci, ancien président du Conseil constitutionnel
Mourad Medelci, ancien président du Conseil constitutionnel

La mort du président du Conseil constitutionnel Mourad Medelci avait été annoncée le dimanche 27 janvier. Or, une source fiable a confié à ObservAlgerie que sa mort remonterait à jeudi. Selon notre interlocuteur, il fallait du temps pour préparer les funérailles, et surtout préparer la succession de Medelci.

« Les autorités auraient eu peur d’une telle annonce », affirme notre source, en ajoutant que «  l’exécutif craignait que cette annonce ne perturbe le processus électoral en cours. Quand le décès de Mourad Medelci avait été appris, le jeudi 24 janvier, les autorités auraient demandé à la famille du défunt de garder cette information confidentielle. Puis de leur laisser un peu de temps afin de préparer l’enterrement, mais surtout préparer la succession de Medelci au Conseil constitutionnel ». Rappelons que le président du Conseil constitutionnel est désigné par le Président de la République.

Selon notre interlocuteur, « il y aurait eu une faille dans cette planification. En effet, les médias avaient annoncé la mort de Medelci en début de soirée, le dimanche 27 janvier. Un démenti a alors été apporté par la chaîne privée Ennahar. Celle-ci avait déclaré avoir contacté des proches à Medelci, mais il était trop tard : l’information avait été divulguée. Cela ne pouvait pas être annoncé quelques jours après, au risque de décrédibiliser l’information ».

Actuellement le vice-président du Conseil constitutionnel, Mohamed Habchi, assure le fonctionnement de cette institution avec toutes les prérogatives dues au président. Cela dit, pour des raisons de crédibilité, mais surtout à quelques mois du scrutin, le Président de la République ne devrait pas laisser ce poste vacant.

En effet, les potentiels candidats à la présidentielle d’avril 2019 pourraient exploiter la moindre faille politique ou institutionnelle. D’après notre source, les personnes susceptibles d’occuper ce poste seraient certainement « Ahmed Noui, secrétaire général du gouvernement, Tayeb Louh, actuel ministre de la Justice ou encore Tayeb Belaiz, un ex-ministre de la Justice qui a officié de 2003 à 2009 ».

On en parlait sur ObservAlgerie : Algérie : Mourad Medelci est décédé