« Bouteflika a répondu au peuple algérien qui voulait le report des élections » selon Bedoui

Abdelaziz Bouteflika aurait exaucé le vœu du peuple algérien qui manifestait pour le report des élections présidentielles, selon le nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui.

Le Premier ministre Noureddine Bedoui et le vice-Premier ministre Ramtane Lamamra étaient en conférence de presse aujourd’hui, au Centre international des conférences. Lors de cet échange avec les journalistes, Bedoui a déclaré que « le peuple voulait le report des élections et le Président a répondu à cette demande ».

Le Premier ministre a déclaré que « le Président de la République Abdelaziz Bouteflika a réagi de la meilleure manière qui existe pour répondre aux exigences de la population ». Selon Noureddine Bedoui, « les lettres de Bouteflika ne sont pas contradictoires mais bel et bien complémentaires. La volonté du chef de l’État s’adapte parfaitement avec les demandes du soulèvement populaire ».

Noureddine Bedoui est même allé jusqu’à dire que « le peuple voulait le report des élections présidentielles et que le Président de la République a répondu à leur attente », vu que dans sa dernière lettre, le chef de l’État s’est retiré de la course aux présidentielles et a reporté cette échéance à une date ultérieure.

Une transition politique en 12 mois

Délivrant les détails de la future chronologie gouvernementale, Noureddine Bedoui explique qu’un « nouveau gouvernement sera mis en place la semaine prochaine. Les institutions législatives et les conseils ne sont pas dissouts et la conférence nationale de consensus sera programmée juste après l’installation du nouveau gouvernement ». Cette étape transitoire devrait donc se faire en moins d’une année, « une preuve de la bonne intention de Bouteflika », avait-il affirmé.

Paradoxalement, le Premier ministre ignore comment le gouvernement s’y prendra pour se réconcilier avec une opposition rejetée par le peuple, et avec la rue dont les demandes ne cessent de se solidifier. Dans ce contexte, Noureddine Bedoui a déclaré « que la Conférence de consensus nationale réunira tout le monde. Le gouvernement ne sera pas son organisateur, il veillera seulement au bon déroulement du dialogue ».

Noureddine Bedoui a affirmé que le gouvernement aurait commencé à « recevoir l’élite intellectuelle et [aurait] entamé le dialogue avec des cadres, des médecins et des magistrats […] ».