L’Algérie, probable terre d’exil du Président du Venezuela

Le président Nicolàs Maduro
Le président Nicolàs Maduro

Si les États-Unis et les autres puissances occidentales réussissent à faire tomber le gouvernement du Venezuela, le président Nicolás Maduro pourrait choisir l’Algérie comme son lieu d’exil, selon plusieurs médias latino-américains qui tablent sur la victoire de Juan Guaido, président autoproclamé et soutenu par l’Europe et les USA.

Selon les mêmes sources, le président Maduro a effectué plusieurs visites en Algérie entre 2017 et 2018 pour discuter de cette éventualité. Ce sont des informations fournies par des membres de l’opposition vénézuélienne, notamment ceux installés dans des pays soutenant la démarche dissidente du parlementaire et président autoproclamé Juan Guaido.

Symbole du chavisme, le président Maduro, qui a toujours soutenu les pays arabo-musulmans « victimes de l’impérialisme américain », devrait choisir entre trois pays, à savoir le Maroc, l’Algérie et la Syrie, précisent les mêmes sources.

Nicolás Maduro et ses proches auraient renoncé à la Syrie parce qu’elle resterait instable même si le gouvernement de Bachar el Assad s’est finalement débarrassé du groupe terroriste Daech. Pour eux, le Maroc ne pourrait pas être sûr, vu que sa monarchie serait entièrement dévouée aux États-Unis et aux capitales occidentales, et qui serait donc capable de se retourner contre son invité.

L’Algérie, le pays le mieux indiqué pour un éventuel exil ?

Ainsi, pour Nicolás Maduro, l’Algérie est le pays le mieux indiqué pour un éventuel exil, disent encore ces médias, précisant que la décision n’est pas encore prise. Les responsables vénézuéliens préfèrent attendre l’élection présidentielle du 18 avril pour trancher. Les conseillers de Maduro auraient opté pour l’Algérie en raison des affinités idéologiques et des alliances stratégiques existant entre les deux États, rapporte notamment le site péruvien « La Razon ».

Il faut rappeler que cette hypothèse est étroitement liée à la situation au Venezuela, le gouvernement du Président Maduro étant encore capable de faire face au comportement agressif des puissances occidentales et de leurs alliés vénézuéliens.