Shérazade
20/09/2019 19:04

Algérie : Un dispositif sécuritaire de grande envergure pour encercler la capitale

En ce 31e vendredi des manifestations de 2019 en Algérie, un immense dispositif sécuritaire encercle Alger. La police et la Gendarmerie ont uni leurs forces pour empêcher les manifestants de se rassembler au cœur de la capitale, comme c’est le cas depuis le début de la révolte populaire, le 22 février 2019.

L’interdiction d'accès à la capitale a été ordonnée par le chef des armées, le Général Gaïd Salah, pour empêcher les manifestants d’autres wilayas de marcher à Alger. Les grand moyens, tels que les véhicules blindés de de transport de troupes, les canons à eau, les véhicules antiémeutes, les pick-up, les véhicules tout-terrain et les crafters sont déployés.

La Police au cœur de la capitale Alger

Ces véhicules de la police ont été aperçus à la place du 1er mai, à la grande poste, à la place Maurice Audin, à Didouche Mourad, à la place des martyres, au niveau du Sacré Cœur, et devant l’Assemblée populaire nationale. Par ailleurs, une centaine d’officiers de police sont sur le terrain pour « encadrer les dépassements des manifestations », autrement dit, autorisé à effectuer des arrestations. Selon plusieurs activistes sur place, les forces de l’ordre auraient procédé à plusieurs arrestations. Les citoyens qui portaient le drapeau national n’ont pas été épargnés.

En ce 31e vendredi de contestation, la foule se rassemble à partir de 14h. Elle crie haut et fort son refus de participer à des élections présidentielles organisées dans le flou et l’incertitude. Déterminés à ne pas cesser ce mouvement, les manifestants scandent « daoula madania, machi aâskaria (fr. État civile et non militaire) », « dirou intikhabat fi el Imarat (fr. organisez des élections aux Émirats) », « sylmia sylmia, wa doula irhabia (fr. pacifique, pacifique, État terroriste) ».

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La police place Didouche-Mourad d'Alger. Sortie du Tunnel des facultés.

La Gendarmerie nationale encercle Alger

Un immense dispositif sécuritaire encercle Alger en ce 31e vendredi. Et c’est la Gendarmerie nationale qui a stratégiquement été placée pour empêcher l’accès à Alger. D’ailleurs, au courant de la matinée de ce vendredi 20 septembre, plusieurs bus provenant des wilayas adjacentes ont été arrêtés par les éléments de la Gendarmerie. Des passagers ont été obligés de descendre afin d’être fouillés, puis contraints à montrer leurs papiers d’identités.

Barrages filtrants de la Gendarmerie nationale

Bloqués à quelques mètres d’Alger, les manifestant venus des wilayas voisines ont scandé : « on est venus harragas à la capitale ». Tandis que d’autres auraient gagné Alger en bateau. En effet, des jeunes de la wilaya Boumerdès auraient pris des chalutiers pour se rendre à la capitale en évitant les barrages de la Gendarmerie nationale.

Les événements du 20 septembre en Algérie

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