Shérazade
13/10/2019 16:31

Manifestations devant l'Assemblée nationale pour rejeter la loi sur les hydrocarbures

Des manifestations ont eu lieu dans la matinée de ce dimanche 13 octobre devant le siège de l'Assemblée nationale (APN). Les manifestants demandent le rejet du projet de loi relatif aux hydrocarbures.

Les appels de rassemblement avaient commencé la semaine dernière. Des internautes avaient appelé à la tenue d’un sit-in devant l'APN pour que le projet ne soit pas adopté.

Ce matin, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'Assemblée nationale. Ils ont scandé : « la loi des hydrocarbures à la poubelle », « vous avez vendu le pays, vous êtes des traîtres », ou encore « le gang ne révisera pas la loi des hydrocarbures ».

Il est néanmoins important de préciser que l’avant-projet de loi relatif aux hydrocarbures n’est pas encore arrivé à l’Assemblée nationale. Le ministère de l’Énergie a fini son élaboration et l'a finalisé en Conseil des ministres le 2 octobre, mais ne l’a pas encore soumis au parlement avec ses deux chambres.

Brader les richesses pour avoir la bénédiction des USA et de l'Europe ?

Si ce projet fait tant polémique sans que les articles ne soient encore connus de l’opinion publique, c’est que le ministre de l’Énergie Mohamed Arkab avait déclaré que « l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures a été élaboré en consultation avec les grandes compagnies pétrolières internationales, classées parmi les meilleures au monde ».

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« Pour développer le domaine des hydrocarbures, nous avons besoin de l’accompagnement de partenaires étrangers pour poursuivre, voire promouvoir notre production », avait soutenu le ministre Mohamed Akrab.

Enfin, les critiques estiment qu'à travers ce projet de loi, le gouvernement tend à « vendre les richesses du pays ». Les autorités comptent faire des appels d'offres pour les investisseurs étrangers, notamment pour les champs pétroliers, et le gaz de schiste.

Plusieurs internautes affirment qu'ils ont demandé une « révision de la Constitution », mais que le gouvernement leur demande « d’attendre l’élection d’un président de la République ». D'autres accusent l'État de « brader le pétrole algérien » pour « obtenir le soutien des USA et de l'Europe ».

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