Hakim M
08/10/2019 11:43

L'Algérie dément l'arrestation d'une députée française en Kayblie

Le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum a affirmé, hier lundi 7 octobre 2019, que la députée française Mathilde Panot n'a pas été interpellée en Algérie. Il a néanmoins critiqué la présence de l'élue française aux côtés des manifestants algériens.

« Il n’y a pas eu d’interpellation », a assuré Sabri Boukadoum. Le ministre algérien s'est toutefois montré critique envers le geste de Mathilde Panot, députée de la France insoumise.

Mathilde Panot, députée en France et non en Algérie

Le ministre des Affaires étrangères a ainsi tenu à rappeler que la députée française était venue en Algérie « avec un visa touristique et avait essayé de faire des choses qui n’ont rien à voir avec le tourisme ».

« C'est une députée en France et non en Algérie. Sa participation aux marches en Algérie pourrait être interprétée comme une ingérence étrangère et une atteinte à la souveraineté nationale », a insisté le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum. « Si un parlementaire, un politique ou même un journaliste algérien participait à des manifestations à l’étranger, comment le pays hôte va-t-il le prendre ? » s'interroge-t-il encore.

Mathilde Panot soutient le Hirak algérien

Il faut rappeler que Mathilde Panot s'était présentée en Algérie afin d'apporter son soutien à la mobilisation citoyenne. Néanmoins, un communiqué de son parti avait annoncé son interpellation dans la wilaya de Béjaïa, puis escortée vers Alger. Placée sous surveillance dans un hôtel, elle avait par la suite été reconduite à l'aéroport afin de regagner la France.

Pour sa part, la députée a déploré son arrestation et son escorte policière « sans aucun motif ». Mathilde Panot avait aussi indiqué que son passeport lui avait été confisqué.

Sur son compte Twitter, Mathilde Panot a également dit « espérer que ce voyage, avorté par les tentatives d'intimidation et de privation de liberté de mouvement par le pouvoir algérien, contribuera modestement à lever le mur du silence autour de la répression forte que subissent les militants ».

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