Octobre rose: la sensibilisation au cancer du sein reste faible

Cancer du sein en Algérie

En ce mois d’automne, baptisé « Octobre Rose », l’effort est doublé voire triplé  pour sensibiliser et informer sur le cancer du sein. Devenu en un laps de temps, le cancer le plus répandu chez la femme algérienne, et la première cause de mortalité pour les femmes entre 35 et 65 ans, le cancer du sein est la pathologie la plus recensée dans notre société.

La situation est alarmante, les chiffres ne cessent d’augmenter d’année en année, et la sensibilisation demeure insuffisante. Un nombre impressionnant de femmes atteintes de cancer du sein décèdent en raison de  l’absence de dépistage à temps.

Des chiffres alarmants :

Perçu désormais comme un problème majeur de santé publique, le cancer affecte présentement plus de 480.000 personnes dans le pays auxquelles viennent s’ajouter 50.000 nouveaux malades par an.

Parmi les divers types de cancer, celui du sein représente à lui seul 40%. De plus, 13.000 personnes sont frappées, chaque année, par cette pathologie.

Cette tumeur maligne évolue très rapidement,  selon les derniers chiffres du ministère de la santé, elle  augmenterait  de 7% annuellement, ce qui faut également savoir, c’est que cette maladie est génétique. Le cancer se transmettra par les gènes et d’ici 10 ans le bilan s’alourdira.

Un système sanitaire qui a failli à sa mission :

Hier, Lundi 01 octobre, le docteur  Hadj Makrachi  accusait  le ministère de la Santé d’avoir failli à sa mission en matière de « sensibilisation » contre cette maladie qui enregistre, 11 000 nouveaux cas confirmés par an en Algérie.

En Europe, les femmes touchées par le cancer dépassent la cinquantaine, alors qu’en Algérie le cancer du sein touche les jeunes femmes de moins de 47 ans. Selon le Dr Makrachi , les Européennes  sont contrôlées et dépistées à un âge très précoce, et plusieurs facteurs sont pris en considération.

Or en Algérie, les femmes ne sont pas suivies sérieusement, une mammographie est faite tous les cinq ans, le dépistage à partir de 50 ans, le laisser aller fait des ravages….

Une grande étude internationale

Une vaste étude sera lancée le 1er décembre auprès de 85.000 femmes dans divers continents. Le but de cette étude est de diminuer le risque de développer un cancer du sein chez chaque femme et apporter des réponses personnalisées.

My PeBS ( My Personalising Breast Screening, en française  Mon dépistage  du cancer du sein personnalisé) est le nom de cette équipe composée de 26 partenaires du monde entier et qui s’engage à étudier, personnaliser et individualiser « cette tendance majeure» .

Les risques seront définis en fonction de l’âge, des antécédents familiaux, de la densité du sein, de la consommation d’alcool /tabac, des habitudes alimentaires et du mode de vie.

Un test salivaire sera également imposé, afin de repérer selon l’ADN  qu’elles sont les femmes qui risqueraient de développer un cancer du sein.