Paradis fiscaux : Le Maroc bientôt sur la liste noire de l’Union européenne

Illustration : paradis fiscaux
Illustration : paradis fiscaux

Le Maroc pourrait bientôt être ajouté à la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union européenne « pour son manque de volonté de réformer son système bancaire et fiscal », selon l’Organisation non gouvernementale Oxfam, relayée par HuffPost Maghreb.

Dans un rapport publié cette semaine, l’ONG Oxfam considère que 18 pays, dont le Maroc, doivent intégrer cette liste comptant déjà 5 pays.

Présent sur la « liste grise » des paradis fiscaux établie en décembre 2017 par l’UE, le Royaume marocain devrait intégrer la liste noire des pays des Paradis fiscaux pour sa politique fiscale, notamment en matière de transparence, de taxation équitable et de mesures anti-BEPS (érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices).

Néanmoins, « les autorités marocaines ont jusqu’à fin 2019 pour signer et ratifier la Convention multilatérale de l’OCDE concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale », assure HuffPost Maghreb.

Le rapport Oxfam dénonce une « carte blanche » aux paradis fiscaux

Le rapport d’Oxfam, publié cette semaine et baptisé « Tirés d’affaire », s’en prend aux « pays trop puissants pour être blacklistés ». Pour Oxfam, « certains pays sont tout simplement trop puissants pour être listés. C’est le cas notoire des États-Unis et de la Suisse ».

En effet, Oxfam estime que 23 pays devraient figurer sur la liste noire européenne contre 5 actuellement, qui sont : l’île de Guam, les îles Vierges, les Samoa, les Samoa américaines et Trinité-et-Tobago.

L’ONG Oxfam revient sur la nécessité des pays occidentaux à commencer par « balayer devant leur porte ».

C’était sur ObservAlgérie : « Paradise papers » : des personnalités algériennes citées dans un nouveau scandale d’évasion fiscale