Les conseils du Washington Post aux manifestants algériens

Siège du quotidien américain « The Washington Post » jusqu'en 2013
Siège du quotidien américain « The Washington Post » jusqu'en 2013.

Le quotidien américain « The Washington Post » a publié un article dans lequel il traite de la situation actuelle en Algérie. Les deux auteurs de l’article y donnent des conseils aux manifestants algériens pour que leur mouvement n’ait pas les mêmes résultats qu’en Égypte après leur soulèvement en 2011.

Insister sur des décisions concrètes

Pour les journalistes du « Washington Post », les manifestants peuvent éviter deux erreurs commises en Égypte. Cela pourrait se faire « en insistant sur des décisions concrètes et en refusant des mesures d’apaisement comme l’écartement de certaines personnalités, ensuite, en ne quittant pas la rue tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites ».

Rester dans la rue jusqu’à satisfaction complète des revendications

Pour les auteurs de l’article, la présence dans la rue est un pouvoir. « Si les manifestants quittent la rue sans des résultats concrets, ils donneront à Abdelaziz Bouteflika l’occasion de renaître et au pouvoir l’occasion de rester en place », estiment-ils.

Les Algériens considèrent, pour l’instant, les concessions du Président Bouteflika comme un stratagème. Cela vaudrait tant pour le renoncement à un cinquième mandat, que pour le report de l’élection présidentielle et l’organisation de la fameuse conférence nationale inclusive.

« Dégagez, ça veut dire dégagez »

Le journal met en avant le mot d’ordre principal qui a suivi les annonces faites par Abdelaziz Bouteflika lundi dernier : « Dégagez, ça veut dire dégagez », pour signifier que les manifestants ne sont pas encore tombés dans le piège égyptien, mais affirme que les semaines à venir seront cruciales pour les Algériens.

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