Algérie : le programme de sciences islamiques engendre des extrémistes, selon Mohamed Aissa

Photo : Mohamed Aïssa, ministre algérien des Affaires religieuses
Photo : Mohamed Aïssa, ministre algérien des Affaires religieuses

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, a appelé le ministère de l’Éducation nationale à revoir en urgence le programme d’éducation islamique du cycle secondaire. Il a déclaré, en marge de la réunion des conseils scientifiques, à Dar El Imam que « Le programme des sciences islamiques dans les lycées engendre des « takfiristes » et des extrémistes sans qu’ils soient pratiquants ».

Par ailleurs, le ministre a démenti l’information selon laquelle les imams se sont attaqués à la ministre de l’Éducation nationale. Il aussi souligné que « le ministère des Affaires religieuses n’a adressé aucune instruction aux imams pour répondre à la ministre de l’Éducation nationale ». Mohamend Aissa a déclaré que les imams n’ont fait qu’évoquer le rôle de la prière et la nécessité de respecter les conditions de sa pratique. Le ministre promet de sévir contre les imams qui auraient tenu des propos diffamatoires contre Nouria Benghabrit si les rapports qui lui seront remis le prouvent.

Le ministre affirme ainsi sa solidarité et son soutien à la ministre de l’Éducation nationale, victime d’une campagne de dénigrement de la part des milieux conservateurs. Nouria Benghabrit, imperturbable, reste sur sa position en confirmant ses propos devant les députés. Elle déclare que « dans le cadre de la cohérence qui règne entre les ministères, il y a [l’école pour le savoir et] les mosquées qui sont des espaces dédiés à l’accomplissement de la prière ».

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