Rumeurs sur le décès de Boutelfika et émeutes contre le cinquième mandat

Image d'un accrochage entre un civil et un policier.
Illustration : manifestations.

Deux rumeurs se propagent sur les réseaux sociaux : la première concerne le décès d’Abdelaziz Bouteflika. En effet, un individu a tourné une vidéo dans laquelle il annonce la mort du Président de la République. Et la seconde annonce des manifestations violentes dans les quatre coins du pays pour protester contre le « cinquième mandat ».

Ces rumeurs, partagées en masse durant la nuit du lundi 11 au mardi 12 février, ont fait réagir de nombreux activistes politiques et partis d’opposition, qui ont contribué à les relayer en les agrémentant de leurs commentaires.

Le décès de Bouteflika

Une personne anonyme a filmé, depuis la fenêtre de son appartement en Suisse, l’hôpital de Genève, où – selon elle – Bouteflika serait hospitalisé. Cette personne annonce avec certitude « la mort du Président de la République Abdelaziz Bouteflika ».

Dans cette même vidéo, l’homme explique qu’il a eu des échanges avec une infirmière travaillant dans cet hôpital et que cette dernière lui avait affirmé que « Abdelaziz Bouteflika a été transporté secrètement en Suisse, où il se serait éteint ». Cependant, aucune source médiatique sérieuse n’est venue confirmer cette information.

ObservAlgerie a contacté des personnes travaillant à la Présidence. Selon elles : « il ne s’agirait que d’une rumeur. Rien n’a été signalé à la Présidence ». Ces derniers temps, les rumeurs sur le décès d’Abdelaziz Bouteflika n’ont pas cessé de faire le buzz sur les réseaux sociaux.

Désobéissance civile contre la candidature de Bouteflika

Des émeutes et des manifestations s’organisent dans la majorité des wilayas. Des pages Facebook, des groupes et même des partis politiques évoquent une énorme désobéissance civile qui aurait commencé dans la wilaya de Tizi-Ouzou, Béjaïa et Bouria.

« Le peuple se révolte », « tous contre le cinquième mandat », « marre de ce système », ou encore : « Nous allons agir », comme l’écrit Sofiane Djilali (le président du parti Jil jadid) sur son compte Facebook.

Mais dans les faits, aucune émeute n’a éclaté en Kabylie. Toutefois, des émeutes ont bien eu lieu dans d’autres wilayas et des manifestations s’élèvent ici et là, comme celle organisée à Oran par Rachid Nekkaz pour rejeter la cinquième candidature de l’actuel chef de l’État.

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