Algérie : Tayeb Louh s’engage à combattre « l’achat des consciences aux élections »

Photo du ministre algérien de la Justice
Le ministre de la Justice Tayeb Louh.

Intervenant devant les députés, ce jeudi 7 février, le ministère de la Justice Tayeb Louh a affirmé la détermination du gouvernement à combattre la pratique de « l’achat des consciences, à l’occasion de toute élection ».

Le garde des Sceaux s’est engagé lors d’une séance plénière, devant un hémicycle composé d’une poignée de députés clairsemés, à mettre fin au « marchandage des voix électorales ». Le ministre a déclaré que cette détermination s’est manifestée avec force « durant les dernières élections sénatoriales, et sera également de vigueur, à l’occasion des prochains rendez-vous électoraux ».

« Nul ne peut, par une déclaration ou une critique, entraver ces procédures », a-t-il assuré, ajoutant que « la volonté politique sera appliquée avec force, par la voie de la justice, jusqu’à ce que le phénomène de l’achat de consciences disparaisse totalement ».

Tayeb Louh appelle l’ensemble des forces vives de la Nation à « faire front autour de l’aboutissement de cet idéal qui constitue l’une des conditions sine qua non d’une démocratie saine ». Le ministre de la Justice n’a pas manqué de solliciter les parlementaires des différentes obédiences politiques à contribuer aux succès de cette dynamique, « loin de toute hésitation ou crispation ».

Il a profité de l’occasion pour faire passer un message à « certains cercles », qu’une lutte endurcie contre la corruption dérange. « Dès qu’on commence à parler de l’éradication de ce fléau, des voix s’élèvent ici et là pour s’y opposer. Nous devons tous nous armer d’audace et de courage, pour consacrer cet objectif ». « Je le dis et le répète », insiste-t-il encore, « il faut qu’il y ait du courage et aller de l’avant pour résoudre certaines affaires sensibles, quel qu’en soit le prix à payer ! »

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