« Destitution de Bouteflika » : la question soulevée au parlement

La question de de la proclamation de la vacance du pouvoir et de la destitution du chef de l’État Abdelaziz Bouteflika, revenue au coeur de l’actualité depuis quelques semaines, vient d’être soulevée au parlement.

Ainsi, le président de l’APN Saïd Bouhadja a profité de son discours à l’ouverture de la session parlementaire ce lundi pour soulever la question. « Les élections sont la voie unique de la légitimité et le développement de l’édifice démocratique et son ancrage ne pourront se faire sans le respect des institutions constitutionnelles » a déclaré Saïd Bouhadja, qui considère que l’actuel chef de l’État « a été  plébiscité par le peuple algérien à l’issue d’un suffrage transparent et démocratique ». Bouhadja a ainsi sévèrement critiqué les voix appelant à l’application de l’article 102 de la constitution, considérant que les partisans de la destitution du chef de l’État portent « de faux jugements qui dépassent l’éthique politique », et mettant en garde contre ce qu’il a qualifié d’ « aventure dans l’inconnu ».

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Pour sa part, le président du Conseil de la nation Abdelkader Bensalah a également évoqué la question, assurant que « Le Président se porte bien, il exerce ses prorogatives constitutionnelles normalement ». Abdelkader Bensalah, tout comme Saïd Bouhadja, a également soutenu que l’actuel chef de l’État a été légitimement élu par la voie des urnes en 2014.

Rappelons que depuis quelques jours, les appels à l’application de l’article 102 de la constitution et à la destitution du chef de l’État Abdelaziz Bouteflika se sont multipliés de la part de plusieurs personnalités, à l’exemple du président du parti Jil Jadid, Sofiane Djillali, ou encore de l’analyste sportif Hafid Derradji.