Le Maroc craint la contestation en Algérie

Photo montage : Abdelaziz Bouteflika et Mohamed VI
Photo montage : Abdelaziz Bouteflika et Mohamed VI

Le Maroc craint la contagion et l’effet domino de la contestation en Algérie. Les autorités marocaines, qui ne rataient pas une occasion pour s’attaquer à ses homologues algériens a gardé le silence, en pleine gronde populaire algérienne.

Ainsi, le voisin frère-ennemi de l’Ouest ne s’est pas précipité et n’a pas sauté sur l’occasion pour vilipender le régime algérien. Non pas par compassion, mais par calcul politique et prudence régionale.

La situation au Maroc n’est pas meilleure qu’en Algérie

Si le monarque marocain Mohamed VI profite de son statut royal et de sa présumée légitimité chérifienne, obtenue sans scrutin contrairement à Abdelaziz Bouteflika, les bilans des deux hommes sont similaires sur plusieurs registres. La rhétorique de l’opposition marocaine n’est pas très différente de celle de sa voisine algérienne : corruption, injustice sociale, pauvreté, musellement des libertés, etc.

Une victoire populaire en Algérie donnera des idées au peuple marocain

Les manifestants en Algérie ont surpris tout le monde avec leur pacifisme et leur civisme. Des images qui se distinguent de celles du printemps dit « arabe », devenu synonyme d’un outil de propagande antidémocratique et liberticide.

Une victoire populaire en Algérie, via des manifestations pacifiques, est le cauchemar de plusieurs pouvoirs autoritaires de la région du Maghreb, mais aussi du Moyen-Orient.

Si les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite ont affiché leur soutien au système algérien, Mohamed VI et son régime craignent la contestation en Algérie mais ne peuvent exprimer un soutien franc à un régime qu’ils ont toujours montré du doigt et critiqué.

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