«Explosion sociale» en Algérie: le gouvernement rassure

Baisse des prix du pétrole
Baisse des prix du pétrole

Lors de son passage à la radio Chaîne 3, hier lundi 14 janvier, Sidi Mohamed Ferhane, le directeur général de la Prévision et des Politiques au ministère des Finances, a affirmé que l’Algérie n’aura pas à vivre une crise financière et sociale, comme beaucoup le prétendent, faisant ainsi allusion aux analyses et rapports internationaux.

Les réserves de change ont atteint un niveau très bas ; désormais estimées à 80 milliards de dollars à la fin du mois de décembre dernier. Mais selon Sidi Mohamed Ferhane, ces réserves de changes « peuvent permettre encore à l’Algérie d’être à l’abri d’une faillite financière ». Confiant, ce responsable affirme qu’« on peut dire que jusqu’à 2023, on aura encore la possibilité de remonter la pente ».

Ces déclarations viennent suite aux conclusions d’une organisation américaine, selon laquelle « la baisse des prix du pétrole aurait causé une crise financière en Algérie ». La crise financière est aggravée par « la mauvaise gestion, la fuite des capitaux, le niveau de vie, la répression et la restriction des libertés, qui donneront naissance à une crise sociale qui se traduira par une désobéissance civile ».

Sidi Mohamed Ferhane ne revient pas sur cette analyse donnée par La Carneige Endowment for International Peace, mais rassure les citoyens en déclarant que « la situation n’est pas au vert, compte tenu des déficits enregistrés ces dernières années. Mais les réformes structurelles engagées au cours de ces dernières années par l’État pourraient atténuer le choc ».

Enfin le directeur général a tenté de rejeter l’hypothèse d’une éventuelle crise sociale en expliquant que « les dépenses de l’État sont constituées de deux rubriques : les salaires des fonctionnaires et les transferts sociaux. Le montant de ces derniers coûteraient à l’État quelques 11 milliards de dollars par année ».