Une étude américaine prédit une crise en Algérie à la veille des élections

Drapeau de l'Algérie et drapeau des États-Unis
Drapeau de l'Algérie et drapeau des États-Unis

À quatre mois des élections présidentielles algériennes, le doute plane toujours sur l’éventuelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat. Si personne, même au sein des partis du pouvoir, ne connaît la réalité des intentions actuelles du chef de l’État, une étude américaine révèle que le Président de la République « annoncerait sa candidature en février prochain ».

Cette étude, intitulée « Les signes d’une crise en Algérie à la veille des élections » et initiée par l’institut américain The Washington Institute for Near East Policy (WINEP), considère que « le président Abdelaziz Bouteflika est bien parti pour se succéder à lui même ».
Selon ladite étude, le chef de l’État « se plierait aux appels des partis au pouvoir et se présenterait à nouveau ». L’annonce de sa candidature devrait se faire en février prochain.

L’analyse américaine met en garde contre plusieurs défis auxquels les responsables algériens seront confrontés. « Sur le plan économique, une forte baisse des recettes d’hydrocarbures et un ralentissement du secteur industriel ont contraint l’Algérie à prendre des mesures d’austérité tout en augmentant la fiscalité ». L’étude souligne que « le vide sécuritaire dans les pays voisins, notamment la Libye et le Mali, a créé une menace importante. ».

Concernant les relations algéro-américaines, l’analyse indique que « même si l’Algérie évite traditionnellement d’établir des relations étroites avec les USA, des relations bilatérales se sont bel et bien développées au cours des dernières années. En effet, les deux pays partagent la même volonté de mettre un terme à la propagation des réseaux terroristes en Afrique ». Elle précise aussi que « dans la mesure où l’Algérie est devenue un partenaire dans la lutte antiterroriste, il est dans l’intérêt des États-Unis que la transition du pouvoir se fasse en douceur ».