Aylan Afir
21/10/2019 11:34

Prix des billets d'avion : Le PDG d'Air Algérie s'exprime

Le PDG de la compagnie aérienne Air Algérie Bakhouche Allèche a évoqué les prix des billets d'avion pratiqués par sa compagnie. Dans un entretien avec l'agence Algérie Presse Service, le patron d'Air Algérie a également évoqué la nécessité d'une réduction d'effectifs.

« Aujourd'hui, les tarifs aériens ne sont pas statiques et sont soumis à une gestion dynamique qui est fortement influencée par la concurrence, le facteur temps et le remplissage des avions », affirme Bakhouche Allèche en réponse à une question de nos confrères. Y a-t-il d'autres facteurs qui déterminent les tarifs des billets d'Air Algérie ? Le patron du pavillon nation dit que oui, citant « les choix personnels du client en termes de dates de voyage et d'achat du titre de transport ».

Cela ne concerne pas seulement Air Algérie, mais toutes les compagnies aériennes du monde, précise-t-il. D'après lui, cela s'appliquerait même aux services liés au voyage, comme les hôtels et les moyens de transport, comme la location de voitures. « Les tarifs c'est juste une question d'offre et de demande », estime Bakhouche Allèche.

« Air Algérie offre des tarifs abordables en basse saison »

Dans ce sens, il déconseillera les comparaisons. « La comparaison n'est vraiment pas raisonnable. Vous trouverez, par exemple des billets sur le réseau intérieur français qui peuvent coûter plus cher qu'un Paris-New York », a ajouté le PDG d'Air Algérie. Une façon de dire que la distance seule ne détermine pas le prix d'un billet.

Cela dit, Bakhouche Allèche affirme qu'Air Algérie offre des tarifs « très abordables et à la portée des bourses les plus modestes », et ce, en basse saison et intersaison. « Même les vols en haute saison, achetés plus tôt, sont généralement moins onéreux », a-t-il ajouté.

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Air Algérie va réduire ses effectifs

Le PDG d'Air Algérie abordera également la question du sureffectif dont souffre la compagnie aérienne. C'est un héritage propre à la compagnie, mais également et surtout du mode de gestion sociale en vigueur dans les années 60 et 70.

Cependant, le transporteur national va vers « la réduction des effectifs non essentiels. Ou plutôt le non-remplacement de certains départs en retraite », précise encore Bekhouche Allèche. « Avec le temps et la filialisation des activités connexes, je pense que nous réussirons à normaliser les choses », a-t-il estimé.

Le chiffre d'affaires d'Air Algérie

Le PDG d'Air Algérie affirme que malgré tous ces problèmes, l'entreprise maintient une bonne santé financière. Avec notamment 53,5 milliards de dinars de chiffre d'affaires enregistré fin juillet 2019. « Nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 53,5 milliards à fin juillet 2019. Nous avons toujours été cash-flow positif et nous ne connaissons pas de problèmes de trésorerie majeurs », a-t-il fait savoir.

Bakhouche Allèche affirmera que la compagnie a toujours financé ses investissements sur fonds propres ou grâce à des crédits bancaires, toujours remboursés. Air Algérie souffre néanmoins de son réseau domestique qui plombe ses résultats. Le réseau domestique ne contribue qu'à hauteur de 10 % au chiffre d'affaires, alors que presque la moitié (48 %) de l'enveloppe globale de ses vols est consacrée à la couverture du réseau intérieur.

Lire aussi : Air Algérie améliore son système de gestion des billets d’avion

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